Franck Ribéry insulte ses détracteurs et attaque Audrey Pulvar

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Franck Ribéry sous le maillot du Bayern Munich
Le joueur français du Bayern Munich, Franck Ribéry | AFP - THOMAS EISENHUTH

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Un chef star, une pièce de viande recouverte d'or et Franck Ribéry, qui règle vigoureusement ses comptes sur les réseaux sociaux: le football et ses arrière-cuisines ont sidéré samedi avec le joueur du Bayern insultant ses détracteurs, dont l'ex-journaliste française Audrey Pulvar.

Deschamps, Maradona, Beckham, Messi... Tous les plus grands noms du football mondial se sont déjà attablés dans les restaurants du Turc Salt Bae. Pas étonnant donc de voir Ribéry y aller également, pour un moment privilégié qu'il a souhaité partager vendredi sur les réseaux sociaux.

Mais la polémique a immédiatement enflé lorsque des internautes, ainsi que le quotidien allemand Bild, ont estimé -selon eux donc- à 1.200 euros le prix du steak couvert de feuilles d'or commandé à Dubaï. Interrogé par l'AFP, le restaurant émirati n'a donné aucune indication sur la venue du footballeur, mais a cependant affirmé que son "golden steak" le plus cher était à 2.000 dirhams des Emirats, soit 478 euros. Certains internautes ont accusé Bild et les médias qui ont repris l'information d'avoir confondu dirhams et euros. Ribéry, lui, a décidé de tacler tout le monde.

 "Capote trouée" 

"Commençons par les envieux, les rageux, nés sûrement d'une capote trouée: n*quez vos mères, vos grands-mères et même votre arbre généalogique", écrit Ribéry, en ayant pris soin de tronquer lui-même le mot "n*quez". "Je ne vous dois rien, ma réussite c'est avant tout grâce à Dieu, à moi, à mes proches et à ceux qui ont cru en moi, pour les autres, vous n'étiez que des cailloux dans mes chaussettes", poursuit l'attaquant de 35 ans, au tempérament explosif qui lui a parfois joué des tours dans sa carrière.

Parmi les réactions à l'information de Bild sur le prix du steak, l'ex-journaliste française Audrey Pulvar, actuellement présidente de la Fondation Nicolas Hulot a posté sur Twitter: "Monsieur @FranckRibery si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, il reste plein de causes à financer et soutenir, dans le monde entier." "Je fais ce que je veux de l'argent que je gagne", s'est-il emporté, avant d'attaquer: "... avec une paire de lunettes à 3000 euros aux écailles de tortues, j'espère qu'elles vous permettent d'entrevoir un meilleur avenir professionnel que celui de la pseudo-journaliste que vous êtes actuellement", a-t-il écrit, faisant référence aux lunettes d'Audrey Pulvar.

Coup de sang récent

Et ce n'est pas tout. Dans ses autres messages, Franck Ribéry accuse les journalistes en général d'être "toujours dans la critique négative". "Quand je fais des dons, poursuit-il, (car on m'a appris à donner quand je reçois beaucoup...) Pourquoi aucun grand média national ne diffuse-t-il cela? Non, vous préférez parler des vacances que je passe en famille, vous scrutez mes faits et gestes, ce que je mange, etc!" Prenant la défense du joueur, l'association humanitaire Ummah Charity y est allé de son tweet pour confirmer les propos de Ribéry: "Sans aucune intention de justifier quoi que ce soit, nous vous confirmons que @FranckRibery fait partie de nos plus généreux donateurs. Merci à lui et à son épouse qui dépensent sans compter pour financer nos actions humanitaires...".

Le dernier coup de sang en date de Ribéry remontait à début novembre. A la fin d'un match, il avait insulté et agressé physiquement l'ancien joueur et consultant de BeIN Sports Patrick Guillou, coupable à ses yeux de commentaires désobligeants. L'affaire avait été gérée par le Bayern Munich, et Ribéry avait dû poster une vidéo d'excuses sur le site du club, en allemand. "J'ai fait quelque chose de mal (...) j'étais énervé après le match", avait-il notamment reconnu. Pendant que la toile s'enflamme à son sujet, Ribéry se trouve actuellement au Qatar avec son équipe du Bayern Munich, pour le traditionnel camp d'entraînement de début d'année avant la reprise du championnat d'Allemagne le 19 janvier.

AFP