Karim Benzema
Karim Benzema jouera-t-il l'Euro 2016 avec les Bleus en France? | STEPHANE ALLAMAN / Stéphane ALLAMAN / DPPI media

Affaire de la sextape: "Le Monde" révèle les propos de Karim Benzema à la juge

Publié le , modifié le

Le quotidien Le Monde dévoile ce mercredi l’essentiel des déclarations de Karim Benzema recueillies par la juge de Versailles le 5 novembre dernier. L'attaquant tricolore, mis en cause dans l’affaire de la "sextape" de Mathieu Valbuena, évoque "un gros malentendu" et assure qu'il voulait "aider" son équipier chez les Bleus.

Les déclarations de Karim Benzema, publiées ce mercredi par Le Monde, datent du 5 novembre dernier. Ce jour-là, le joueur était entendu lors de son interrogatoire de première comparution par la juge de Versailles, Nathalie Boutard, dans le cadre de l'enquête sur un chantage présumé visant son coéquipier chez les Bleus, Mathieu Valbuena. A l'issue de cette audition, Benzema était mis en examen pour "complicité de tentative de chantage" et "participation à une association de malfaiteurs". L'attaquant du Real Madrid doit s'expliquer publiquement, pour la première fois, ce mercredi soir au 20h de TF1. Voici les principaux extraits de l'interrogatoire :

"Un gros malentendu" :

"Je pense que c’est un gros malentendu, tout ça. Au départ, je voulais le mettre au courant d’une histoire qu’il y avait sur lui et l’aider. Parce qu’on m’a déjà fait ça, le même style de fait. C’est quelqu’un qui joue avec moi en équipe de France, c’est un pote. Je voulais le mettre au courant de cette histoire et discuter avec lui pour lui faire part que moi aussi ça m’était arrivé et voir ce qu’il en pensait."

Comment il a pris connaissance de la vidéo :

"J’étais à Madrid. J’étais à un déjeuner avec Karim Zenati (son ami d'enfance). Une personne est venue me remettre un coussin Louis Vuitton et m’a parlé d’une vidéo sur Mathieu Valbuena (...) Il m’offre le coussin, il s’assoit, il me dit bonjour, mais je ne l’écoutais pas, car je ne le connais pas. Il dit qu’il existe une vidéo sur Mathieu Valbuena, une vidéo chaude. Et là, à ce moment, je lui ai dit : 'Arrête-toi tout de suite, je ne veux pas en entendre parler.' Cette personne est restée, on a continué à manger et après on s’est séparés. Ensuite, je n’ai pas eu d’autres contacts avec cette personne, c’est la seule fois où je l’ai vue."

Comment il en a parlé à Mathieu Valbuena : 

"C’était en équipe de France, deux jours avant le match France-Arménie. On était à Clairefontaine. Après le repas, je l’ai vu dans ma chambre, je lui ai dit que je devais lui parler de quelque chose. On n’était que tous les deux. J’ai commencé à lui parler de cette vidéo qu’il y avait sur lui (...) Je lui ai dit que les histoires de buzz, ce n’était pas mon problème et qu’il devait faire ce qu’il voulait. Je lui ai dit qu’il y avait quelqu’un qui pouvait voir avec lui et essayer de l’aider aussi : c’est M. Zenati (...) Au début, je l’ai senti gêné, très gêné. Il m’a demandé ce qu’ils voulaient. Je lui ai dit que je ne savais pas, que ce n’était que d’une aide dont je lui parlais et de rien d’autre. Il m’a dit qu’il me dirait avant la fin du stage s’il continuerait à gérer cela tout seul ou s’il voudrait de l’aide de mon ami. Mais il était déjà au courant de l’histoire."

S'il a vu la vidéo :

"Non je ne l’ai pas vue. (La juge : Pourquoi lui dites-vous alors ?) Franchement je ne sais pas pourquoi je lui dis ça. La vidéo, je ne l’ai pas vue. Comme Karim (Zenati) m’a dit que c’était une vidéo sérieuse, c’est ce que j’ai dit à Mathieu. Je me suis fait un film par rapport à ce que m’avait dit Karim, parce que je lui fais confiance et qu’il est mon meilleur ami."

"De l'argent, j'en ai" :

"Ce qui s’est passé, c’est un truc pourri, c’est n’importe quoi. Je connais (Valbuena) en équipe de France, on est souvent ensemble. Il y a eu une histoire en 2012, je l’ai défendu. Après, comme j’ai parlé au téléphone, c’est pas bon. C’est quelqu’un que j’apprécie. Ce n’était que de l’aide, je n’avais rien d’autre derrière la tête, de chantage ou d’argent. De l’argent, j’en ai. Je n’en ai pas besoin. Karim (Zenati) non plus. Je lui en donne de l’argent, il est employé dans ma société (...) C’est pour ça que je ne comprends pas l’histoire de chantage et d’argent. Car je vous le répète, il ne manque vraiment de rien. C’est ce que moi j’avais dans la tête et mon ami aussi, je pense. Après, ses autres fréquentations… mais il ne manque de rien. J’ai réussi ma vie. Je lui fais partager, car c’est mon ami depuis tout petit."

A lire sur le site du "Monde" : ce que Karim Benzema a dit à la juge