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Michael Brockers (N.90) des Rams face à Russell Wilson des Seahawks | AFP

96% d'ex-joueurs de NFL souffraient d'une affection cérébrale

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Quatre-vingt sept des 91 anciens joueurs de football américain, soit 96%, souffraient d'une affection cérébrale au moment de leur décès, a révélé une étude publiée vendredi par l'université de Boston.

Les chercheurs ont diagnostiqué que ces joueurs passés par la Ligue  nationale de football américain (NFL) étaient atteints d'une maladie  neurodégénérative, l'encéphalopathie traumatique chronique dont souffrent  notamment d'anciens boxeurs. Sur un échantillon plus large de joueurs qui ont évolué dans les  Championnats universitaires ou semi-professionnels, le taux d'ocurrence de  cette encéphalopathie traumatique chronique est de 79% avec 131 joueurs  atteints sur 179 testés. Cette étude, menée uniquement sur des joueurs décédés, confirme la mauvaise  réputation du football américain présentée comme l'un des sports les plus  violents.

"Des gens pensent qu'on exagère l'ampleur de ce problème et qu'il s'agit  d'une maladie rare, a souligné la responsable de cette étude, Ann McKee. "Ma réponse est simple: cette maladie existe réellement, nous n'avons eu  aucun problème à identifier une centaine de cas", a-t-elle ajouté. La NFL a réagi à la publication de cette étude en rappelant qu'elle  "faisait tout pour que le football soit plus sûr": "Nous avons pris des mesures  pour protéger davantage les joueurs, notamment en changeant les régles et en  multipliant les recherches scientifiques". La NFL a d'ailleurs financé cette étude de l'université de Boston. Elle a été attaquée en justice par 4000 anciens joueurs ou leurs familles,  et a accepté en 2014 de payer 675 millions de dollars (603 M EUR) pour  indemniser des joueurs blessés sur le terrain ou souffrant de pathologies  allant de la maladie d'Alzheimer à la maladie neurodégénérative de Charcot.