Stravius, Lacourt, Perez Dortona et Gilot
3 nouvelles médailles pour les Français dimanche - Soir 3 / Mathieu Méranville et Denis Bassompierre. | AFP - FABRICE COFFRINI

Feu d'artifice tricolore pour la dernière soirée

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En réalisant le doublé sur 50 dos puis en remportant le relais 4x100 4 nages après la disqualification des Américains, l'équipe de France a fini les Mondiaux de Barcelone en apothéose. Marseillaise reprise en coeur par les nombreux supporteurs, embrassades, cris de joie, l'équipe de France a fait chavirer une dernière fois le Palau Sant Jordi.

Une dernière clameur, un dernier moment d'euphorie. L'équipe de France, et tous ses nombreux supporteurs ont terminé la dernière journée comme ils avaient fini la première de ces Mondiaux: avec de l'or. Une semaine après l'or du relais 4x100 nage libre, les nageurs français ont même fait mieux en ramenant deux médailles d'or et une médaille d'argent. Trois breloques, trois précieux sésames pour finir ces Championnats avec quatre médailles d'or et neuf médailles au total. Cela avait de quoi mettre tout le monde en joie.

"Quelle journée incroyable", s'exclamait Romain Barnier, entraîneur en chef de l'équipe de France. Avec son large sourire, il venait juste de recevoir l'accolade des quatre héros du soir, Fabien Gilot, Giacomo Perez Dortona, Jérémy Stravius et Camille Lacourt. Des embrassades franches, ponctuées de "Tu as été énorme", de "Champions du monde", de rires, de tapes viriles mais si amicales. "C'est une des plus belles émotions que j'ai vécues", ajoutait le technicien. "Quel bonheur, c'est extraordinaire", soufflait, épuisé, Camille Lacourt. "Quel scénario", glissait Jérémy Stravius. "Mais on y a cru", disait-il en se tournant vers un Fabien Gilot extraordinaire pour un deuxième relais en or. "C'est grand. C'est une grande fierté", ajoutait Gilot, qui s'est payé le luxe de dominer le champion du monde du 100m nage libre dans la dernière longueur, en l'ayant annoncé à ses coéquipiers dans la chambre d'appel avant la course. "Je ne réalise pas encore", disait Giacomo Perez Dortona, pour la première fois médaillé mondial dans sa carrière. "Je réalise qu'avec mes trois copains, on a fait un relais extraordinaire."

Double dose de bonheur pour Lacourt et Stravius

Cette joie immense, elle était à peine moindre lorsque les trois hommes ont vu qu'ils étaient deuxièmes, derrière les Américains. Mais en raison d'un départ trop anticipé pour un centième par le brasseur Cordes lors du deuxième relais, les USA étaient disqualifiés. Personne n'avait vu l'anticipation, mais tout le monde avait rapidement compris que l'or était entre leurs mains. "Je ne me suis pas rendu compte", racontait Fabien Gilot. "C'est les autres qui m'ont crié dessus: 'Regarde le tableau'. J'ai vu premier, je me suis dit: 'Qu'est-ce qui se passe'. Je n'ai pas compris tout de suite."

Plus d'une heure et demi après avoir fini leur doublé sur 50 dos, Camille Lacourt et Jérémy Stravius pouvaient revenir sur leur course: "A la base, je nage pour gagner", rigolait Stravius. "Mais je rate un peu mon départ, et après je m'en sors très bien. Je suis vraiment revenu de très loin. C'est une belle médaille parce que c'est la première fois que je nage le 50 dans un championnat du monde." Pour Lacourt, ce retour au premier plan après deux ans "de galères" était un grand moment: "Je ne suis pas quelqu'un de revanchard. Je savoure. C'est un pur bonheur."

Le bonheur était largement collectif à Barcelone, avec une équipe de France présente en force dans les tribunes, et aidée par de nombreux supporteurs, comme depuis le début des championnats.

Vidéo: Le bonheur des relayeurs