Brice Feillu 062012
Brice Feillu | AFP-Pavani

Feillu remet doucement les gaz

Publié le , modifié le

La quarantaine rugissante n’est plus qu’un mauvais souvenir. Privé de tout contact avec ses coéquipiers de Saur-Sojasun à cause d’une mauvaise gastro, Brice Feillu a refait surface dans le peloton. Prochaine étape, un gros coup en montagne.

Le feu intérieur est éteint mais la flamme est encore là. Sa vaillance et son intensité augmentent au fil des jours. Brice Feillu revient de loin. « J’ai récupéré mais ça m’a collé la gueule comme on dit. Malheureusement, je ne reviens pas encore à mon meilleur niveau mais ça ne saurait tarder, explique le grimpeur de l’équipe bretonne. Je veux bien faire et si possible prendre la bonne échappée même si ça n’ira peut-être pas au bout. » Une semaine comme ça à 40° et les problèmes intestinaux qui vont avec, Feillu s’en serait bien passé, surtout sur le Tour. Il a beau être patient, son tempérament d’attaquant espère vite reprendre le dessus. « Il me tarde d’être devant et de prendre une échappée et au moins de me faire plaisir, jusqu’à présent ça n’a pas été le cas sur le Tour. »

Dans le staff, on guette les signes positifs. Pour lui comme pour le bien de l’équipe. « Ce serait souhaitable de le voir devant, explique son directeur sportif Stéphane Heulot. On lui a demandé mais c’est les jambes qui commandent. Il attendait beaucoup de la journée de repos pour souffler. Hier à Bellegarde il n’était pas dans une condition extrêmement satisfaisante. De toute manière sur une étape comme celle-ci on ne peut pas tricher. Est-ce qu’il sera devant ? Pour l’instant je suis un petit peu interrogatif. » Feillu aussi s’interroge. Mais le meilleur est forcément à venir. « Hier j’étais un peu mou et il fallait remettre en route mais ça m’a fait du bien. Ça revient tranquillement. C’est là qu’on se rend compte qu’on a un corps et que ce n’est pas une machine. »

Touché mais pas abattu, Feillu peut compter sur un mental solide. « C’est un coureur qui ne se stresse pas et qui n’a pas toujours conscience de la difficulté des étapes. Il prend les choses comme elles viennent et ça lui fait une vraie force, révèle Heulot. Maintenant, quand on a traversé ce qu’il a traversé et qu’on se répare, à part pour des coureurs comme Voeckler qui gagne sur le Tour avec une tendinite, ce que j’ai du mal à comprendre, il ne faut pas rêver. Brice a un physique amoindri. Il faut être un petit peu patient. » Feillu semble aller mieux car il faisait partie des échappées entre Albertville et La Toussuire. Enfin l’éclaircie ?