Roger Federer
Le Suisse Roger Federer | AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Federer qualifié avec sérieux

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Pour son entrée dans la tableau, Roger Federer (N.3) a dû faire un match sérieux pour se défaire de Tobias Kamke 6-2, 7-5, 6-3. Il égale le record de Jimmy Connors avec 233 victoires en Grand Chelem. Le sérieux était aussi de mise pour Novak Djokovic (N.1).

Un set de danger. Et encore. Roger Federer a connu une entrée en matière assez sereine. Face à Tobias Kamke, qui émarge au 78e rang mondial, le Suisse a pu prendre ses marques, son rythme, sur un court Suzanne-Lenglen tout acquis à sa cause. Bien évidemment, personne ne s'attendait à ce qu'il tremble. Mais l'Allemand a crânement joué sa chance, montrant une très belle qualité de frappe des deux côtés, avec notamment un revers "sauté" à deux mains bien maîtrisé pour s'éviter de trop grandes reculades sur le lift de son adversaire.

Une première manche engrangée 6-2 en 28 minutes, puis un deuxième set plus accroché, où il a été mené (5-4) mais avec son service à suivre. Malgré des jeux disputés, il finissait par faire le break pour mener (6-5), et conclure sur son service sur un coup droit (7-5) en 48 minutes. Dans le troisième set, il s'envolait. Trois fautes consécutives en retours de revers au premier jeu, une balle de match qui lui échappe alors qu'il menait (5-2), ces signes montraient bien que l'ancien N.1 mondial n'était pas encore totalement à 100%. Et c'est normal. Mais sur sa deuxième opportunité, au jeu suivant, il ne recommençait pas, assénant un terrible coup droit dans le contre-pied pour s'imposer 6-2, 7-5, 6-3. Pour sa 233e victoire en Grand Chelem, il égale le record mythique de Jimmy Connors, et s'ouvre tranquillement les portes du 2e tour. La copie n'était pas idéale, le Suisse n'en disconvenait pas: "Je n'ai pas joué mon meilleur tennis, j'ai raté trop de coups. J'ai toujours mené et j'ai pu me permettre le luxe de quelques erreurs." Et comme toujours, il reconnaissait son plaisir d'entrer un peu plus dans l'histoire du jeu avec cette 233e victoire: "C'est le record absolu et que je l'aie égalé est incroyable."

Un jeu décisif dans le 1er pour Djokovic

Un set, c'est aussi ce qu'il a fallu à Novak Djokovic pour prendre la mesure de Potito Starace. Si le 97e rang mondial de l'Italien n'avait pas de quoi faire frémir un homme visant la victoire à Paris, la qualité de jeu était toute autre. Pourr les plus attentifs, Potito Starace n'est pas un inconnu. 27e mondial en 2007, il avait explosé aux yeux du grand public sur ce même court, en faisant mordre la poussière à Sébastien Grosjean, alors 10e mondial, puis en frôlant la victoire sur Marat safin, alors 20e, alors que lui-même pointait alors au 202e rang à l'ATP. Avec son mètre quatre-vingt-huit, le Transalpin ne semble pas avoir le profil pour briller sur terre, mais c'est bien là qu'il a eu ses meilleurs résultats.

Contre le N.1 mondial, Starace a fait comme d'habitude: beaucoup d'alternance dans son jeu, de beaux coups, et même de belles montées au filet. C'est comme cela qu'il a mis la pression au Serbe, le poussant à disputer un jeu décisif dans le 1er set dans lequel il prenait le large pour l'emporter (7/3). La suite était beaucoup plus simple, la différence se faisant de plus en plus entre les deux joueurs, pour se finir après 2h04 7-6 (7/3), 6-3, 6-1. "Avec un peu de recul, maintenant que le match est terminé, je me dis que c'était bien d'avoir eu une première manche difficile, bien disputée, âprement, pour retrouver mes mouvements, mon rythme sur le court", notait le Serbe après son match.