Yanga-Mbiwa: "C'est ce dont j'ai toujours rêvé"

Yanga-Mbiwa: "C'est ce dont j'ai toujours rêvé"

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Arrivé depuis jeudi à Clairefontaine, le défenseur néophyte de l'équipe de France Mapou Yanga-Mbiwa, a expliqué qu'il commençait tout juste à réaliser ce qu'il lui arrive. Le Montpelliérain a aussi préciser qu'il "n'y aura pas de grosse déception" s'il ne fait finalement pas partie de la liste des 23 joueurs retenus pour disputer l'Euro-2012.

Quel a été votre sentiment au moment d'entrer à Clairefontaine?
- "J'avais juste hâte de commencer l'entraînement, de découvrir les autres et de partager la vie du groupe. Je suis très excité de venir en (équipe) A, de les rejoindre. Je commence vraiment à réaliser que je suis avec eux et pas devant la télé. J'aimerais apporter ce que je sais faire. Je vais être aux côtés de très grands joueurs, c'est ce dont j'ai toujours rêvé, je ne m'inquiète pas".

Après cette saison folle, comment vous sentez-vous?
- "Je suis jeune, j'ai encore du gaz. La saison s'est très bien passée. Lors des périodes hivernales, tous les joueurs ont du mal. Mais après le titre (de champion de France avec Montpellier, ndlr), comme par enchantement, la fatigue et les courbatures se sont volatilisées".

Aviez-vous prévu de partir en vacances?
- "Oui, j'avais prévu des vacances car je ne pensais pas être convoqué. C'est logique, non ? Mais j'avais pris de bonnes assurances ! Je voyais l'équipe de France inaccessible, ou du moins pas maintenant. Mais quand on vous le rabâche, vous êtes obligés de regarder et d'essayer d'y croire. Si je n'y suis pas (dans la liste des 23, ndlr), ce ne sera pas facile dans le sens où l'on a l'impression de laisser l'équipe, de ne pas faire ce qu'il faut pour l'aider, mais il n'y aura pas de grosse déception. Je suis venu apprendre. Je n'ai pas encore tous les bagages, j'essaie d'être attentif à tous les retours des coaches".

Selon vous, que faut-il faire pour ne pas être un des trois recalés?
- "Il faut rester soi-même, faire ce qu'on sait faire de mieux, sans vouloir trop en faire. C'est déjà énorme ce qui m'arrive, de gagner le championnat, d'être appelé. La concurrence est rude. J'ai joué à droite, à gauche, dans l'axe, le coach le sait. Si je ne fais pas partie des 23, il faut le prendre de façon positive, repartir dans son club et travailler pour revenir. Le coach fera ce qu'il ressent, selon ce dont il a besoin".

N'avez-vous jamais pensé à jouer pour la Centrafrique, où vous êtes né?
- "La France m'a accueilli les bras ouverts, comme ce matin. Je suis allé à l'école ici, j'ai appris la culture ici. J'ai des origines. Comme je suis à la recherche du très haut niveau, la logique, c'est de travailler. J'ai eu la chance d'être appelé en Bleu, je vais essayer de la saisir".

Comme le sélectionneur, vous êtes défenseur et formé à Montpellier...
- "Je suis bien entouré. Laurent Blanc a été un très grand défenseur et je suis persuadé que je vais progresser avec lui. Même s'il a joué à Montpellier, il nous a un peu chambrés sur notre chanson +Allez la Paillade+".

Quels autres repères avez-vous dans le groupe?
- "Si Olivier Giroud n'était pas là, j'aurais eu plus de pression, ça m'en enlève un peu. Tout le monde essaie de me mettre à l'aise, on ne se sent pas obligé de forcer les choses, et ça coule tout seul. J'ai prévu une chanson et je pense qu'ils ne vont pas l'aimer. Je vais chanter +Une souris verte+. Ils vont dire que c'est pour les enfants, et je crois qu'ils vont essayer de me la +faire à l'envers+".

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