Violences Marseille Euro 2016
Un hooligan britannique interpellé par la police lors de la journée de samedi 11 juin avant Angleterre-Russie | AFP - TOBIAS SCHWARZ

Violences à Marseille : 10 personnes en garde à vue, la Russie dans le viseur de l'UEFA

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Les scènes chaotiques de violence entre hooligans samedi avant la rencontre Angleterre-Russie de l'Euro 2016 ont abouti à des dizaines d'interpellation. Ce dimanche, dix personnes, dont des Anglais, un Autrichien, un Allemand, des Français et des Russes, étaient en garde à vue a révélé l'AFP. Dans la foulée, l'UEFA a annoncé l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre la Russie.

Après le chaos, la réponse des autorités ne s'est pas faite attendre. Marseille a été mis à feu et à sang samedi avant Angleterre-Russie ce samedi par des centaines de hooligans de tout bord (Russes, Britanniques, Marseillais) venus en découdre. Des scènes de violence surréalistes en gravement entaché la fête du football. D'après le commissaire Antoine Boutonnet, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), ces scènes ne prouvent pas "un constat d'échec".

Ce dernier a salué le travail "l'intervention rapide et efficace des forces de l'ordre" qui ont permis des interpellations qui ont débouché sur des gardes à vue. Dix exactement, parmi lesquels des Anglais, un Autrichien, un Allemand, des Français et des Russes. Plusieurs seront renvoyés en comparution immédiate lundi, a indiqué le parquet de Marseille précisant que des enquêtes se poursuivent pour certains d'entre eux, notamment pour les faits les plus graves.

Deux Russes ont été remis en liberté avec une obligation de quitter le territoire. Un Anglais a été placé en détention en attendant de passer en comparution immédiate. Quatre autres Britanniques étaient en cours ou en attente de défèrement dimanche ou lundi, tout comme un Autrichien et un Français. Un autre Français a fait l'objet d'une convocation ultérieure devant un officier de police judiciaire.

Nuit chaude

Dans la nuit, des Anglais "sont redescendus dans le centre ville et se sont affrontés à des groupes de jeunes locaux" jusqu'à 3h00-4h00 mais il n'y a pas eu alors d'incident notable, a indiqué à l'AFP le préfet de police Laurent Nunez. Deux Britanniques interpellés vendredi pour des violences ont été placés en détention samedi après avoir été présentés à un juge. Un mineur, également britannique, et une Française, aussi arrêtés vendredi, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et interdits de stade.

Le mineur a comparu devant un juge pour enfants et son billet pour le match Angleterre-Russie a été désactivé. Un autre Français, âgé de 30 ans, interpellé jeudi au cours d'incidents du même type, était toujours en attente de comparution. Il a été placé en garde à vue pour "vols avec violence avec arme par destination", notamment le vol d'un maillot de l'équipe d'Angleterre, et d'un drapeau.

La Russie dans le viseur de l'UEFA

Comme les autorités françaises, l'UEFA, instance organisatrice de cet Euro, n'a pas tardé à réagir. Elle a ouvert une procédure disciplinaire contre la fédération de Russie pour les débordements occasionnés par ses "supporters" à la fin du match entre l'Angleterre et la Russie. Au coup de sifflet final, des supporters russes ont chargé les Anglais situé dans les tribunes à côté. Il est reproché aux Russes des "perturbations" dans les tribunes, un "comportement raciste" et le lancer de "fumigènes". L'instance disciplinaire de l'UEFA examinera ce dossier le 14 juin.

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