Bakary Sagna - Conférence Mondial 2010
Bakary Sagna - Conférence Mondial 2010 | AFP - FRANCK FIFE

Un premier forfait chez les Bleus

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Quelques heures seulement après le premier rendez-vous fixé par Laurent Blanc, le staff de l'équipe de France a indiqué un forfait, celui de Bacary Sagna. Le défenseur d'Arsenal souffre d'une "lésion musculaire derrière la cuisse gauche" et doit renoncer aux deux matches des éliminatoires de l'Euro-2012 contre la Roumanie (le 9 octobre au Stade de France) et face au Luxembourg (le 12 octobre à Metz). Le Lyonnais Anthony Réveillère a été appelé en renfort.

Diaby, un cadre potentiel
Bacary Sagna "souffre d'une lésion derrière la cuisse gauche et il rentre à la maison,  c'est officiel", a indiqué l'encadrement des Bleus. Autre joueur d'Arsenal, autre mal en point, mais qui devrait rester dans le groupe, Abou Diaby se fait soigner une cheville droite toujours douloureuse. Diaby devrait "probablement encore" être préservé mardi, mais "les nouvelles sont plutôt rassurantes. Il a mal à la cheville, mais rien d'inquiétant", a dit Laurent Blanc. Et le sélectionneur peut être d'autant plus soulagé que le milieu de terrain des Gunners représente une pièce importante de son dispositif actuel, et à venir. Avec le Bordelais Alou Diarra et le Rennais Yann M'Vila, Blanc peut s'appuyer sur un milieu solide et percutant. Des joueurs tels que Samir Nasri ou même Yoann Gourcuff doivent trouver en Diaby une certaine concurrence, car pour Blanc, si "Wenger le fait jouer n°10 à Arsenal, c'est donc qu'il a des aptitudes offensives. C'est un garçon qui aime le jeu", a jugé le sélectionneur. Et Blanc ne tarit pas d'éloges sur Diaby qui pourrait devenir un cadre "peut-être plus rapidement que d'autres", malgré ses 24 ans.

Blanc "fera jouer la meilleure équipe. Si dans la meilleure équipe, (Nasri et Gourcuff) méritent de jouer, ils joueront mais si j'estime que pour l'efficacité collective, il ne faut en faire jouer qu'un, je le ferai aussi", a-t-il déclaré. Si selon Blanc le "milieu de terrain a été une grande force en Bosnie", d'autres points restent perfectibles. "On a pu s'apercevoir qu'au niveau solidité des latéraux, on n'a pas été performant", a admis "le Président" qui en quelques phrases a sûrement communiqué dix fois plus qu'un Raymond Domenech en six ans de règne. "C'est logique. Il faut donc s'appuyer sur ce qui a été bon, et améliorer les autres points", a-t-il dit, sous-entendant le secteur offensif, le gros point noir de cette équipe de France. A ce sujet, difficile de passer à côté d'un Karim Benzema, même si le joueur du Real Madrid est arrivé lundi avec quatre heures de retard...

Romain Bonte