David Villa - Espagne 2010
David Villa - Espagne 2010 | AFP - MIGUEL RIOPA

Squadra et Roja avec l'Allemagne ?

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Après la qualification de l'Allemagne pour l'Euro-2012, Italie et Espagne peuvent faire de même. La Squadra reçoit les Slovènes, en lutte pour la 2e place dans ce groupe C, alors que la Roja devrait poursuivre leur sans-faute lors de la venue du Liechtenstein (gr. I). Qualification possible des Pays-Bas en cas de succès en Finlande et si la Suède ne gagne pas à Saint-Marin (gr. E). Duels tendus entre Croatie et Israël (gr. F) et entre Danois et Norvégiens (gr. H).

Après les huit victoires en huit matches de l'Allemagne, valant la première qualification à l'Euro-2012, les six victoires en six rencontres pourraient envoyer l'Espagne dans la même direction dès ce soir. Et si l'Italie a concédé un match nul dans sa campagne, une 7e victoire devrait aboutir à la même conclusion que les deux autres grandes nations du foot européen et mondial.

Les champions du monde et champions d'Europe en titre ne devraient pas connaître de sueurs froides lors de la venue du Liechtenstein, malgré leurs progrès leur rapportant quatre points dans ce groupe I des éliminatoires (une victoire, un nul). Après avoir scellé leurs retrouvailles au prix d'une bagarre générale à l'issue du match amical contre le Chili vendredi, les joueurs de Barcelone et du Real Madrid ont peut-être enterré la hache de guerre, née des différentes confrontations entre les deux clubs ces derniers mois. Si les certitudes en la matière ne sont pas totales, la qualification pour la Pologne et l'Ukraine semble largement acquise.

Le match de l'Italie contre la Slovénie n'est pas annoncé aussi facile. Car leurs visiteurs d'un soir sont toujours en course pour conquérir la deuxième place de ce groupe C, à la lutte avec la Serbie qui reçoit les Iles Féroé. Et au match aller, il avait fallu le premier but sous le maillot de la Nazzionale de Thiago Motta pour délivrer les Transalpins (1-0), sur un score toujours très accroché entre ces deux nations. Pour son retour sur le terrain de la Fiorentina qu'il entraînait avant de prendre les commandes de la sélection, Cesare Prandelli espère bien vivre une soirée plus tranquille. En cas de faux-pas peu probable des Serbes dans les Iles Féroé, la Squadra Azzurra validera son billet quelque soit son résultat.

Pour les Pays-Bas, malgré sept victoires et aucun accroc à leur bilan, il faudra sans doute attendre. Car dans ce groupe E, les Oranje font face à la concurrence des Hongrois mais surtout des Suédois, qui ont tout de même six longueurs de retard. Mathématiquement, les coéquipiers de van Bommel sont à deux pas de la qualification. Mais pour le valider dès ce soir, il leur faudra s'imposer en Finlande et espérer que la Suède ne gagne pas à Saint-Marin, qui n'a pas marqué le moindre but et en a encaissé 44 depuis le début de ces éliminatoires. Autant croire au Père Noël, ce qui n'est pas totalement incongru dans le pays de Rovaniemi...

Fin de parcours pour Fernandez ?

Dans le groupe F, Luis Fernandez joue peut-être sa dernière carte à la tête de la sélection israëlienne. Battue par la Grèce à domicile (1-0) vendredi dernier, son équipe se trouve dans l'obligation de s'imposer contre les Croates pour revenir à leur hauteur (avec un match de plus), et rêver encore d'une hypothétique qualification. Vainqueurs du match aller (2-1) en Israël, les joueurs de Slaven Bilic ne sont pas prêt à lâcher leur place de dauphin, d'autant plus qu'elle pourrait se transformer en position de leader en cas de victoire combiné à un faux-pas de la Grèce en Lettonie.

Dans le groupe B comme dans le groupe H, la lutte reste intense et totalement indécise. Les Russes peuvent prendre une petite option dans le premier groupe s'ils s'imposent lors de la venue de leur dauphin, l'Eire, mais ils ne seront peut-être pas sortis de l'auberge car les Slovaques, à égalité avec les Irlandais, accueillent l'Arménie. Avec la Norvège à égalité avec le Portugal, avec seulement trois points d'avance (mais un match de plus) que les Danois, le groupe H pourrait bien vivre un tournant. Ou bien une redistribution de cartes. Le Danemark accueille en effet la Norvège alors que le Portugal ne joue pas ce soir, ce qui pourrait ramener la formation de Morten Olsen à égalité avec les deux leaders.