Euro 2012 France Roumanie Remy Loïc 102010
Loïc Rémy, auteur du but libérateur face à la Roumanie | AFP - Patrick Kovarik

Rémy: "Je m'affirme petit à petit"

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Buteur en match amical avec l'équipe de France face au Chili en août, l'attaquant Loïc Rémy a déclaré mercredi lors d'un point-presse à Clairefontaine qu'il commençait à s'"affirmer petit à petit" en bleu, avant de défier l'Albanie vendredi en qualifications de l'Euro 2012. "Il n'y a rien de figé. Mais il y a des joueurs qui se distinguent plus que d'autres. Je ne me sens pas loin et pas moins fort qu'un autre. Ca se joue à peu de choses."

Q: Comment allez-vous sur le plan physique ?
R: "J'ai eu deux jours pour me remettre sur pied et être d'aplomb pour vendredi. Je traînais une petite contracture depuis le match de Saint-Etienne (le 21 août avec l'OM en L1, ndlr) mais j'ai pris le temps de faire mes soins. Ce matin, j'ai bien couru et je ne suis pas inquiet."

Q: Avez-vous l'impression d'avoir marqué des points dernièrement en bleu ?
R: "Toutes les occasions sont bonnes pour marquer des points mais ça passe par des prestations en club. Quand je suis titulaire en sélection, je dois saisir ma chance. Le match contre le Chili (1-1 an amical, le 10 août, ndlr) m'a permis de me situer dans cette équipe. Je vois que je m'affirme petit à petit. Pour moi, ce n'est pas une équipe figée, il se passera beaucoup de choses jusqu'à l'Euro. Si j'ai la possibilité de pouvoir jouer et de m'exprimer, j'essaie de donner le maximum et de ne pas avoir de regrets à la fin du match."

Q: Avez-vous l'impression de passer un cap ?

R: "Surtout au niveau du mental. L'année dernière avec Marseille, on n'a pas fait la saison qu'on souhaitait. Il y a eu des passages difficiles. Du coup, j'arrive à mieux gérer les situations. Je ne me prends pas la tête et j'arrive à positiver."

Q: Laurent Blanc vous a-t-il mis en garde à propos du jeu albanais ?

R: "Il nous a fait part de son expérience et nous a dit que c'était très très dur de jouer là-bas. On va être très attendu. On sait que le match sera aussi difficile que contre la Roumanie, voire plus car l'Albanie va nous imposer un impact physique et il va falloir répondre présent. On a des joueurs qui peuvent répondre à cet impact. Techniquement on est au-dessus mais physiquement il ne faudra pas avoir peur d'y aller."

Q: Est-ce qu'il y a des raisons d'avoir peur ?
R: "Non, je ne pense pas. Physiquement, il y a deux-trois pépins mais il n'y a pas la crise. A part le défi physique, je ne vois pas ce qui pourrait nous faire peur. Ces deux matches, si on les négocie au mieux, ce sera une qualification presque acquise pour l'Euro. Donc, on a à coeur de gagner les deux matches."

Q: Le retour de Franck Ribéry va vous pousser sur le banc. Comment vivez-vous la situation ?

R: "Il faut laisser les états d'âme de côté. J'ai des progrès à faire pour être un titulaire indiscutable dans cette équipe. Ce n'est pas quelque chose qui m'enrage, au contraire c'est encourageant. Si je veux continuer à être dans ce groupe et avoir du temps de jeu, il faut que je sois meilleur. Mais le fait d'être sur le banc n'est pas une satisfaction. Je suis un éternel insatisfait. Etre titulaire indiscutable, c'est mon but, mon ambition."

Q: Comment jugez-vous le rôle de Benzema en bleu ?
R: "Depuis que Karim s'est affirmé dans cette équipe, il a élargi sa palette. lI marque beaucoup de buts. Il peut donner aussi des ballons de buts. C'est important pour un attaquant. C'est toujours un plaisir de jouer avec Karim. On a la chance de se connaître depuis tout jeune. On a plus de facilités à se trouver dans le jeu."

Q: Pensez-vous que la hiérarchie en équipe de France est figée ?
R: "Il n'y a rien de figé. Mais il y a des joueurs qui se distinguent plus que d'autres. Je ne me sens pas loin et pas moins fort qu'un autre. Ca se joue à peu de choses."

Q: Dans quels domaines Didier Deschamps et Laurent Blanc vous demandent-ils de faire des progrès ?

R: "La concentration dans un match. Leurs discours se ressemblent. Ils demandent d'être appliqué techniquement et d'être en mouvement. Dans leurs discours, il est surtout question d'état d'esprit. Même dans les situations compliquées, il y a possibilité de renverser la tendance".

AFP