Griezmann, buteur et passeur décisif en Albanie
Griezmann, buteur et passeur décisif en Albanie | FRANCK FIFE / AFP

Qualifications Euro 2020 : la France maîtrise l'Albanie pour la centième de Didier Deschamps

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Bel anniversaire pour Didier Deschamps. Pour sa centième sur le banc des Bleus, ses joueurs ont fait le boulot en Albanie (2-0). Des buts de Corentin Tolisso et d’Antoine Griezmann en première période permettent à l’équipe de France de terminer sa campagne de qualifications pour l’Euro par une victoire et d’assurer la première place de son groupe.

Didier Deschamps pourra se souvenir de sa centième sur le banc des Bleus avec le sourire et le sentiment du devoir accompli. Trois points, une victoire en Albanie (2-0) et la première place du groupe C assurée : soirée parfaite pour DD. Tout en maîtrise face à des Albanais qui auront rarement mis la défense française en danger, les Bleus se sont appuyés sur un grand Antoine Griezmann pour s'offrir une soirée tranquille du côté de Tirana. Un but et une passe décisive pour le N°7 tricolore, qui aura guidé les siens vers un huitième succès en dix matches dans cette campagne de qualifications. Contrat rempli pour les Bleus, qui offrent à Deschamps un 65e succès sur le banc français et terminent l'année 2019 avec sérieux.

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Sur une pelouse loin d'être idéale et dans un contexte hostile, avec une Marseillaise copieusement sifflée avant le coup d'envoi, les Bleus n'auront donc pas tremblé au moment de validé la première place de leur poule. Dans un 3-5-2 inédit dans l'ère Deschamps, les Français n'auront pas tardé à être récompensés de leurs bonnes intentions, sur ce qui commence à devenir une spécialité. Coup-franc de d'Antoine Griezmann, tête de Corentin Tolisso pour son premier pion chez les Bleus et un septième but consécutif sur coups de pied arrêtés pour les Bleus, ce qu'on appelle une marque de fabrique.

Les Bleus prennent l'avantage dès la 8e minute de jeu et le doivent beaucoup à Antoine Griezmann. Le N°7 des Bleus a été étincelant (voir par ailleurs), loin de sa terne prestation en Moldavie jeudi dernier. Au four et au moulin, il a guidé les Bleus et a logiquement aggravé le score à la demi-heure de jeu. Peu en réussite jusque là dans ses centres, Léo Dubois se rachète en récupérant le cuir à l'entrée de la surface et en déposant son centre tendu sur le pied droit ouvert de Griezmann qui fait mouche.

Sereins et sérieux, les Bleus ont réalisé une première mi-temps presque parfaite avant de tranquillement gérer leur avance, bien aidés par des attaquant albanais bien maladroits face à la défense expérimentale française. En face, Griezmann continue de briller, les occasions sont nettes mais Lenglet envoie sa tête au-dessus de la barre de Berisha (40e), avant que le gardien albanais ne fasse des miracles devant Giroud (52e) puis de voir son poteau le sauver sur une nouvelle tentative du N°9 français (72e). Pas de quoi ternir la prestation aboutie des Bleus, qui s'offrent une jolie sortie de fin d'année.

Le joueur : Griezmann, le chef d’orchestre

Antoine Griezmann a rendu un bel hommage à l’homme qui l’a lancé chez les Bleus. Pour la centième de Deschamps, le N°7 des Bleus a livré un match presque parfait. Placé en N°10 derrière la paire Giroud-Ben Yedder dans un 3-5-2 idéal pour lui, le Barcelonais a rayonné entre les lignes, s’est montré très actif dans le pressing et a surtout été à l’origine de tous les mouvements dangereux des Bleus.

Sa première mi-temps a été un régal du genre, offrant d’abord le premier but à Corentin Tolisso sur coup-franc, avant de doubler la mise à la demi-heure de jeu, son 30e but sous la liquette tricolore pour revenir à hauteur de Jean-Pierre Papin et Just Fontaine dans l'histoire des Bleus. Il termine ces qualifications avec trois buts et huit passes décisives, mais il aurait pu facilement atteindre la dizaine d’offrandes si les Bleus avaient fait preuve d’un peu plus de réalisme. Clément Lenglet a vu sa tête fuir le cadre, alors qu’Olivier Giroud est tombé sur Berisha puis son poteau en deuxième mi-temps. Trois énormes occasions, toutes orchestrées par le N°7 des Bleus à la dernière passe. Bref, comme souvent sous le mandat de Deschamps, quand Griezmann va, tout va pour les Bleus.