Platini, euro 2012
Le président de l'UEFA Michel Platini (à gauche) en compagnie de Franz Beckenbauer ( à droite) | PETER KOHALMI / AFP

Platini confiant pour l'Euro

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C'est un Michel Platini d'humeur badine qui s'est dit confiant mercredi à Varsovie pour l'Euro en Pologne et Ukraine, et c'est un président de l'UEFA qui a pris un ton plus grave pour répéter son intransigeance face aux matches truqués ou au racisme.

"Si l'Euro est bien, c'est grâce à moi, sinon c'est leur faute à eux",  a-t-il d'abord lancé face à la presse en désignant à ses côtés Gianni  Infantino, secrétaire général de l'UEFA, et Martin Kallen, organisateur du  tournoi pour l'instance. Pour justifier cette touche d'"humour sympathique", le patron du foot  européen a dit son optimisme pour cet Euro: "Il est loin le temps d'avril 2007  quand Ukraine et Pologne ont gagné le droit d'organiser cet Euro, depuis,  beaucoup de choses ont été dites, mais surtout se sont faites, la belle fête du foot approche et on ne sera pas loin de la perfection".

"Bien sûr, je connais la chanson avec vous les journalistes, aujourd'hui  nous allons parler d'Ioulia Timochenko (opposante politique ukrainienne  détenue), de l'émission de la BBC Panorama (sur le racisme dans le foot en  Ukraine et Pologne), de matches truqués et à partir de vendredi (coup d'envoi  du tournoi) des arbitres, des joueurs, des entraîneurs", a-t-il glissé ensuite,  lucide.

"Nous les soutiendrons s'ils arrêtent le match"

Et la première question a porté sur la BBC qui avait diffusé fin mai dans  son émission Panorama des sujets et une interview de l'ancien capitaine de  l'équipe d'Angleterre, Sol Campbell, dénonçant le racisme de certains  supporteurs en Pologne et en Ukraine.

"Je n'ai pas vu l'émission, maintenant, si nous considérons le monde en  général, l'Europe en particulier, il y a de plus en plus de nationalisme et on  le ressent autour des matches, mais pointer du doigt Pologne et Ukraine c'est  trop facile", a d'abord répondu le dirigeant de l'UEFA. Et de rappeler que l'UEFA avait pris "une mesure importante il y a deux  ans, en donnant la permission aux arbitres d'arrêter temporairement le match ou  définitivement en cas de racisme". "Et nous les soutiendrons s'ils arrêtent le  match", a-t-il insisté.

L'UEFA ne "fait pas de politique"

Evidemment sollicité sur le gigantesque scandale des matches truqués qui  secoue l'Italie, l'ancien joueur de la Juventus a répété son voeu que les  joueurs qui seraient "pris" par la justice pour avoir truqué des matches ne  jouent "plus jamais au football".

"Parole du président de l'UEFA et j'espère  que l'instance disciplinaire me suivra", a-t-il martelé. Enfin, concernant le boycott politique de l'Euro en Ukraine décrété par  certains gouvernements européens, comme la France, pour soutenir Ioulia  Timochenko, Platini s'est retranché derrière la "neutralité" de l'UEFA, qui ne  "fait pas de politique".

"Certains pays d'Europe de l'ouest ont décidé un boycott politique,  certains d'Europe de l'est ont dit qu'ils ne feraient pas de boycott, chacun est  dans son rôle, la France est dans son rôle, l'UEFA reste en dehors de tout ça",  a-t-il avancé. Platini n'a pas fait dans le politique mais un peu dans l'économie: "Des gens on acheté des billets à 30 euros, mais avec hôtel et avion ça finit à 800  euros, j'ai alerté les autorités, à eux de faire le boulot pour qu'un maximum de gens viennent voir les matches en Pologne en Ukraine".

 

AFP