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Samir Nasri aux côtés de Laurent Blanc | AFP - Bertrand Guay

Nasri - Gallas, il y avait un problème

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Samir Nasri a admis dans une interview au Daily Mail publiée vendredi qu'il avait eu "un problème avec William Gallas" qui expliquait peut-être son absence au Mondial-2010 en Afrique du Sud. Prié de dire si sa non-sélection pour la Coupe du monde était due à des critères autres que sportifs, le Français a répondu: "Peut-être. Je n'en suis pas sûr parce que je n'en ai jamais parlé à Raymond Domenech. Mais oui, je pense que ça a pu être le cas".

"Je ne le saluerai plus jamais. Contre Tottenham (le club de Gallas), nous ne nous sommes pas parlé. Pendant un an à Arsenal, nous ne nous sommes pas parlé. Peut-être que, comme il était le vice-capitaine de l'équipe, il avait quelque chose à voir avec ça. Je ne sais pas", a-t-il ajouté. La fâcherie a eu pour origine la publication d'un livre où Gallas pointait
du doigt l'attitude de certains joueurs lors de l'échec à l'Euro-2008, sans citer de noms. Nasri s'est senti visé car son aîné évoquait un incident entre lui et Thierry Henry à propos d'un siège réservé dans le bus de l'équipe. "Il n'y avait aucun raison que ce soit dans le livre", a-t-il estimé. "Nous nous étions disputés avant ça, lors d'un entraînement à l'Euro-2008, mais je pensais que ça s'était arrangé. Quand je suis arrivé à Arsenal (où Gallas jouait alors), c'était parfait, mais quand le livre est sorti, je lui ai dit que je n'étais pas d'accord. Nous nous sommes encore disputés et nous avons décidé de ne plus nous parler", a dit le Marseillais, qui en profite pour redonner sa version de l'incident du bus.

"Quand je suis arrivé en équipe nationale, Thierry était blessé au dos. Donc quand je suis arrivé, je me suis assis à une place, sans savoir que c'était la sienne. Quand Thierry est revenu, il m'a dit que c'était sa place et je lui ai répondu que son nom n'était pas marqué dessus. Il m'a expliqué qu'il s'asseyait là depuis douze ans et que c'était sa place préférée. Je lui ai dit OK pas de problème. Il m'a dit de s'asseoir à côté de lui", a-t-il expliqué. Reconnaissant que "c'était dur de ne pas être dans les 23", Nasri a estimé que cette mésaventure l'avait finalement servi. "Pas seulement parce que la France a fait une Coupe du monde horrible. Ca m'a aidé en tant que personne. Je me suis dit que je devais travailler plus dur pour ne pas manquer la suivante", a-t-il déclaré.

AFP