Samir Nasri (France)
Samir Nasri (France) | FRANCK FIFE / AFP

Nasri au coeur d'une polémique

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Samir Nasri s'est offert une première polémique à l'Euro en lançant un très clair "Ferme ta g.... !" destiné au journal L'Equipe lors de la célébration de son but égalisateur contre l'Angleterre (1-1), lundi à Donetsk. Même s'il a ensuite regretté son geste "maladroit", le milieu offensif français n'a pas vraiment semblé contrit. Laurent Blanc a lui éludé le problème.

Très énervé par les critiques du quotidien L'Equipe à son encontre ces derniers jours, Samir Nasri a réglé ses comptes juste après son but égalisateur contre l'Angleterre. D'une manière pas vraiment classe, en invectivant un journaliste et en accompagnant son geste de la main. Interrogé plus tard pour savoir à qui était adressée son insulte, Nasri a  répondu: "C'est le journal L'Equipe". Un journaliste du quotidien sportif "m'a demandé (lors de la conférence de  presse au cours de laquelle il a reçu le trophée de l'homme du match, ndlr)  contre qui étaient (les insultes, ndlr), j'ai dit que c'était pour lui", a  expliqué le joueur en passant en zone mixte.

"Je ne regrette pas"

Le joueur s'était auparavant exprimé sur TF1 et avait indiqué que sa mère,  malade toute l'année selon lui, avait été touchée par les critiques le  concernant. "Des fois, il y a des réactions d'humeur qu'un joueur peut avoir, a-t-il  déclaré. Je ne regrette pas, je ne lis pas les journaux. Il faut dresser le  bilan après la compétition. On fait tout pour déstabiliser l'équipe de France.  Il faut la laisser travailler." Il a aussi tenté de modérer ses propos en parlant de maladresse. "Cela ne me déstabilise pas car je ne lis pas la presse mais ma mère est  souffrante et quand elle lit que son fils est +bidon+, c'est délicat, a-t-il  ajouté. Il y a eu une réponse de ma part peut-être maladroite."

Quelle suite à cette affaire ?

Le sélectionneur Laurent Blanc, interrogé après le coup de sifflet final  sur la réaction de son joueur, avait préféré botter en touche. "C'est entre lui et ses détracteurs, a déclaré le sélectionneur. C'est  quelque chose de personnel, je n'ai pas à m'immiscer. Il était content d'avoir  marqué un but. Ce geste d'humeur, c'est à lui qu'il faut demander à qui il  était adressé." Reste à savoir quelle ampleur va prendre cette histoire et surtout quelle  conséquence elle aura sur les Bleus et leur relation avec la presse, deux ans après Knysna et le fiasco sud-africain.