Philippe Mexès contre Hleb au duel France Biélorussie 09 2010
Philippe Mexès | AFP - BORIS HORVAT

Mexès: "On a déconné"

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Le défenseur central Philippe Mexès a estimé que l'équipe de France avait "déconné" en s'inclinant contre le Bélarus (1-0) et qu'il fallait "du temps" pour reconstruire: "On ne va pas trouver sur le marché un Zidane, un Laurent Blanc, un Desailly, un Thuram, du jour au lendemain". "On a déconné, mais il faut se ressaisir", a-t-il confié, volontaire. "L'équipe a besoin de résultat, et non pas de bien jouer".

Q: C'est un premier coup dur...
R: "C'est un gros coup de massue. On a perdu une bataille mais on n'a pas perdu la guerre. C'est à nous de relever la tête et on a un match dès mardi. C'est malheureux: devant le peuple, notre public, le Stade de France, on démarre par une défaite. On a été naïfs sur certains points de jeu, des erreurs qu'on ne devra plus reproduire. Beaucoup de déception, mais il ne faut pas se lamenter sur notre sort et se relever le plus rapidement possible".

Q: Y a-t-il une note d'espoir?
R: "Après une défaite, dire qu'il y a des notes d'espoir, c'est assez délicat. Collectivement, il y a des choses qui n'ont pas été. Si on regarde le résultat, on ne peut pas se satisfaire d'une défaite à domicile, d'autant plus contre la Biélorussie. Je n'ai rien contre eux, mais on est l'équipe de France, et perdre à domicile contre eux, c'est rageant. Il faut éliminer les +mauvais esprits+ et repartir, parce que c'est bizarre, tout ça. Ce soir, c'est injuste de perdre, vue la physionomie du match. Mais bon, on ne va pas se lamenter, on a déconné, mais il faut se ressaisir".

Q: Qu'est-ce qui manque à cette équipe ?

R: "La confiance. Gagner. On a besoin de se rassurer. L'équipe a besoin de résultat, et non pas de bien jouer. Ce qui peut nous faire remonter la petite pente, c'est gagner dès mardi, enfin d'avoir un résultat positif pour avoir un peu plus de confiance. Le coach a une équipe à rebâtir, et ça ne se fait pas du jour au lendemain. On ne va pas trouver sur le marché un Zidane, un Laurent Blanc, un Desailly, un Thuram, du jour au lendemain, il faut du temps. Il faut croire dans le sélectionneur et les joueurs et faire avec".

AFP