Jérémy Menez inscrit le 1er but tricolore face à l'Ukraine
Jérémy Menez inscrit le 1er but tricolore face à l'Ukraine | AFP - Franck Fife

Menez le dynamiteur

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Préféré à Malouda dans le onze de départ face à l'Ukraine, Jérémy Menez est passé par tous les états : d'abord maladroit, parfois irritable et proche de l'exclusion, l'attaquant parisien a su insister pour finalement ouvrir le score et libérer les siens. S'il y a encore du déchet dans le jeu de Menez, la France ne doit pas se passer d'un tel dynamiteur.

"Je ne doute jamais", affirmait Jérémy Menez dans le quotidien L'Equipe cette semaine. Cette force de caractère, cette obstination à toujours tenter même après plusieurs échecs, est l'une des grandes forces de l'attaquant du PSG. Car celui-ci n'est pas du genre à se cacher et à fuir ses responsabilités. Un dribble raté ? Il recommencera jusqu'à ce qu'il passe. Une occasion manquée face au gardien ? Qu'à cela ne tienne, Menez tentera de forcer le passage à nouveau. C'est exactement ce qui s'est passé face à l'Ukraine. Laurent Blanc, qui a fait un sacré pari en lançant l'inexpérimenté Parisien à la place du vétéran Malouda, ne regrettera pas son choix.

Tout près de l'expulsion

Mais avant de libérer la France, Menez a surtout fait grincer des dents. Un début de match où il se complique la vie, tentant des gestes techniques aussi difficiles qu'inefficaces, ne place pas l'ex-Sochalien dans les meilleures dispositions. A la 17e minute, il trompe bien Pyatov, mais il était en situation de  hors-jeu. A la 26e, Benzema entre dans la surface et lui remet face au but. Mais  l'attaquant de 25 ans s'emmêle les pinceaux et frappe au-dessus. Et le cauchemar ne s'arrête pas là puisque trois minutes plus tard,  Benzema, encore et toujours, le sert sur un plateau au 2e poteau. Mais Pyatov  est sur la trajectoire. La réputation du joueur, aussi habile à se procurer des occasions que maladroit au moment de les conclure, se confirme. Enervé par son manque de réussite, Menez, déjà averti, passe tout près de l'expulsion juste avant la pause suite à une semelle grossière sur Selin. Le carton rouge n'aurait pas été immérité mais il aurait privé la France de son sauveur.

Car après un nouvel échec face à Pyatov, Menez va enfin se venger de son bourreau. Bien décalé par Benzema sur la droite de la surface, Menez, dans son style si caractéristique, crochète son défenseur et enclenche une frappe soudaine qui troue la défense ukrainienne ! Il aura fallu attendre 53 minutes pour que Jeremy Menez, déjà buteur en amical contre l'Estonie (4-0), ne lance son Euro. Et quand ce joueur est en confiance, tout peut arriver...

Julien Lamotte