France Jérémy Ménez 062011
L'attaquant international Jérémy Ménez | AFP - Franck Fife

Menez: "Avoir confiance en ce groupe"

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Avant les matches de l'équipe de France contre l'Albanie (vendredi) et la Bosnie (mardi), décisifs pour la qualification à l'Euro-2012, le Parisien Jérémy Ménez invite à "avoir confiance en ce groupe", qui "ne veut pas s'arrêter là".

Quelle est l'ambiance dans le groupe avec toutes ces blessures ?
Jérémy Ménez: "Ca a été un peu compliqué les deux premiers jours, mais l'ambiance est bonne et restera bonne. L'absence de Benzema, c'est vrai que c'est un gros coup dur. Mais on a un groupe élargi avec des joueurs de grande qualité qui peuvent pallier cette absence, même si ce n'est pas évident".

Laurent Blanc vous a cité dans la hiérarchie des attaquants. Vous pourriez jouer dans l'axe ?
J.M: "J'ai toujours joué dans l'axe. Ca ne fait que deux ou trois ans que je joue sur les côtés. Donc ce serait un grand plaisir de retrouver ces sensations. On verra".

Est-ce que vos bonnes performances avec le PSG vous donnent confiance pour l'équipe de France ?
J.M: "Je me donne au maximum aussi pour montrer au sélectionneur qu'il n'a pas tort. Ca se passe très bien à Paris, je me sens super bien. Tout n'est pas parfait, mais on a des résultats. On est solidaire, on s'accroche, il faut rester sur cette continuité. Physiquement je me sens beaucoup mieux. On m'a reproché mes replis défensifs mais c'est que je n'étais pas au top".

Comment faire face à l'Albanie, qui risque de jouer très regroupée ?
J.M: "Ils vont nous attendre, on aura peu d'espaces. Il ne faudra pas prendre trop de risques, être patient et au bout d'un moment les espaces s'ouvriront. Le Stade de France, une belle pelouse, ça peut aussi nous aider".

Vous pouvez jouer à droite comme à gauche, mais avez vous une préférence ?

J.M: "Je préfère jouer à gauche. C'est Ranieri qui m'a basculé à droite et je me suis habitué. C'est plus simple pour rentrer sur son bon pied, surtout quand on n'est pas un joueur qui reste collé à la ligne. Mais c'est peut-être un peu dans la tête aussi".

Comment se fait-il que cela paraisse plus compliqué d'affronter l'Albanie en Bleu que Lyon avec le PSG ?
J.M: "Le niveau international c'est un cran au-dessus, même contre l'Albanie. Toute la France regarde, il y a le maillot. Il y a l'enjeu aussi et le fait qu'on sait que tout le monde ne peut pas être appelé".

France-Bulgarie de 1993 (la France battue 2-1 et éliminée du Mondial 94 aus Etats-Unis), vous en parlez ?
J.M: "Il y a des souvenirs. On sait qu'il faut toujours faire attention, rester concentrés, ne pas trop se disperser. Il faut aussi avoir confiance en ce groupe. On a commencé une belle aventure, on ne veut pas s'arrêter là. 1993, c'est de l'histoire ancienne, il faut avancer".

AFP