Tevez - Mancini - Manchester City
Le torchon brûle entre Carlos Tevez (à droite) et son entraîneur, Mancini (à gauche) | AFP - ANDREW YATES

Mancini-Tevez : le point de non-retour ?

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Le relation houleuse entre Roberto Mancini, entraîneur de Manchester City et son joueur, Carlos Tevez, a accouché d'une nouvelle passe d'armes mardi en Ligue des champions lors de la rencontre face au Bayern Munich. Une de plus entre les deux hommes, qui ne parviennent pas à cohabiter depuis la saison dernière. L'entraîneur des Citizens s'est montré ulcéré par l'attitude de l'attaquant argentin qui aurait, selon lui, refusé de rentrer sur le terrain. Tevez dément.

La défaite de Manchester City face au Bayern Munich (2-0) ne fut pas la seule mauvaise nouvelle pour les Citizens ce mardi soir. En marge de la rencontre, la relation délicate entre Roberto Mancini et Carlos Tevez a encore une fois franchi un cap. Selon l'entraîneur italien, l'avant-centre de l'Albiceleste aurait refusé de rentrer en jeu à la mi-temps alors que son équipe était déjà menée après 45 minutes. "Pour moi, c'est fini, a partagé Mancini devant la presse à l'issue du match en Bavière. Si un joueur gagne beaucoup d'argent à Manchester City et  refuse de jouer, il est fini." Et d'ajouter, amer : "Si on veut progresser, Carlos ne peut pas jouer avec nous, il est fini. On va en parler avec le président dans les prochains jours. C'est lui qui prend les décisions".

"Si on fait les choses à ma façon, il ne sera plus au club"

Dans les faits, la cohabitation difficile entre les deux hommes, remonte à la saison dernière. Même à l'heure où il était meilleur buteur de la Premier League, l'attitude de l'Argentin dérangeait déjà. D'où sa volonté de quitter le club durant le mercato estival avant de se raviser, faute de proposition à la hauteur de ses exigences. "J'ai eu un comportement professionnel l'année dernière, a souligné le joueur. J'ai été le meilleur marqueur et j'ai exprimé ma volonté de partir pour  raisons familiales et je continue à essayer de donner le meilleur de moi-même. A Munich mardi, je me suis échauffé et j'étais prêt à jouer. Le moment  n'est pas opportun pour entrer dans les détails mais je tiens à affirmer que je  n'ai pas refusé de jouer". Ce n'est pas l'avis de son entraîneur qui renchérit, péremptoire : "Si on fait les choses à ma façon, il ne sera plus au club". Si l'avenir de l'avant-centre dans son club dépend aujourd'hui de son président, Khaldoon Al Mubarak, il semble évident qu'entre Mancini et Tenez, le divorce soit consommé.