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Fanis Gekas (Grèce) et Guy Blaise (Luxembourg) se disputent le ballon | AFP - Aris Messinis

Luxembourg: Grand-Duché, petite équipe

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"Le Vatican ? Combien de divisions ?" avait coutume de dire Staline lorsque des journalistes l'interrogeaient sur l'influence du Pape dans le monde. On pourrait parfaitement utiliser le même terme à propos de l'équipe de football du Luxembourg. Nain continental comparé à ses grands voisins (Allemagne, France et même Belgique), le Luxembourg n'a jamais fait rêver les foules.

Il faut dire qu'il n'en a réellement jamais eu l'occasion, ne se qualifiant jamais pour une grande compétition internationale (Euro ou Mondial). Hormis un succès inattendu en Suisse (2-1) en éliminatoires de la Coupe du monde le 10 septembre 2008, l'équipe du Grand-Duché (environ 500 000 habitants) récolte plus les sarcasmes et la pitié que la gloire et les sunlights. En qualifications pour le Mondial 1986, les Bleus de Michel Platini avaient croisé la route des Luxembourgeois pour deux cartons attendus (4-0 là-bas, 6-0 au Parc des Princes). Retrouver cette victime désignée 25 ans plus tard n'effraie donc pas les hommes de Laurent Blanc qui partent largement favoris de ce match à Saint-Symphorien (Metz a en effet été choisie pour sa proximité avec le pays aux trois langues).

Mis à part le milieu de terrain Mutsch (qui évolue justement dans la cité lorraine) et quelques autres qui jouent dans des clubs allemands de seconde zone, la quasi-totalité de l'effectif luxembourgeois pratique à domicile, en amateur, dans les clubs de Dudelange, Differdange et de la Jeunesse Esch. C'est dire si le niveau est bas. Un succès face à l'équipe de France serait une gigantesque surprise qui rendrait honteux les Bleus pendant très longtemps. Depuis la première rencontre entre les deux pays, le 29 octobre 1911 (victoire de la France 4-1), les deux formations se sont affrontées à treize autres reprises pour une seule victoire de nos hôtes, le 8 février 1914 (5-4), juste avant la première guerre mondiale. Autant dire que le 130e au classement Fifa réaliserait le "coup du siècle" en surprenant son rival du jour. Et à moins de jouer les "petits coqs", les Tricolores sont à l'abri d'une telle déconvenue face au parent pauvre du football européen.