Espagne - Allemagne, la finale de l'Euro 2008
Espagne - Allemagne, la finale de l'Euro 2008 | DAMIEN MEYER / AFP

L'Euro a bien grandi

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Le championnat d'Europe vient de passer le cap des 61 ans et il vit très bien son troisième âge. Né en 1960, l'Euro s'est développé de façon progressive depuis, et il connaitra en 2012 sa dernière édition à 16 équipes avant de passer à 24 en 2016 en France. L'occasion de revenir sur cette évolution maîtrisée qui a fait de cette compétition le plus grand rendez-vous de football derrière la Coupe du monde.

L'Euro a bien grandi ! De quatre pays seulement en 1960 lors de la première tenue en France, la jauge est passée à huit en 1980 (en Italie) puis à 16 en 1996 (en Angleterre). En 2016, ce ne sont pas moins de 24 équipes qui prendront part à l'épreuve de nouveau organisée dans l'hexagone (pour la troisième fois après 1960 et 1984). L'année 2012, qui se tiendra en juin prochain en Pologne et en Ukraine, verra donc le dernier Euro à 16 pays.

Comment cette épreuve créée par l'UEFA à la fin des années 50 afin d'édifier un évènement à mi-chemin entre deux rendez-vous mondiaux a-t-elle pu devenir la référence du foot continental, une sorte de mini-Coupe du monde où ne manquerait que le Brésil et l'Argentine comme ténors ? Grâce à l'argent, le nerf de la guerre. De la "Coupe d'Europe des nations" (appellation d'origine) à l'Euro en passant par le "Championnat d'Europe des Nations", la compétition organisée toutes les années bissextiles a su prendre de l'ampleur sans se renier. 

Une mini-Coupe du monde

Pas moins de 13 pays l'ont déjà accueilli et cela fera 15 dans neuf mois. Neuf nations ont déjà soulevé la Coupe Henri-Delaunay, du nom du Français qui a lancé l'idée de cette fête européenne du football. Avec trois titres (1972 et 1980 sous le maillot de la RFA, et 1996), l'Allemagne pointe en tête du palmarès d'autant qu'elle compte également trois autres finales. Suivent l'Espagne (deux sacres en 1964 et 2008, une finale en 1984) et la France (lauréate en 1984 avec Michel Platini et en l'an 2000 avec Zinedine Zidane).

En augmentant son nombre de participants, l'Euro s'évitera probablement à l'avenir l'absence de "grands d'Europe" comme l'Angleterre, éjectée de l'Euro 2008. C'est clairement le but recherché avec le passage à 24 équipes, le même nombre que pour la Coupe du monde entre 1982 et 1994. Il y a aussi la volonté de l'UEFA de faire en sorte que de nombreux pays qui n'ont que peu de chances de participer à un Mondial –vu leur niveau très moyen- puissent accéder à une épreuve régulière au contact des meilleurs (l'Ecosse, la Belgique ou les pays de l'Est par exemple). Bref, tout est fait pour que les diffuseurs puissent se régaler et rentabilisent leur investissement. L'Euro n'est pas un vieillard. Il est au contraire promis à un bel avenir.