Michel Platini
Michel Platini, président de l'UEFA, lors de la présentation du logo de l'Euro-2016 en France | AFP - FRANCK FIFE

L'Euro-2016 sur de bons rails pour l'UEFA

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Trois ans avant le début de l'Euro-2016, la France a présenté le logo qui accompagnera cette compétition en 2016. En présence de Michel Platini, président de l'UEFA et qui avait soulevé le trophée en tant que joueur en 1984, lors de la deuxième édition disputée en France, l'optimisme était de mise: "J'espère le même succès trente-deux après. C'est tout ce que je souhaite au football français", a-t-il dit. "A part les stades, au niveau des infrastructures il n'y a besoin de rien", a ajouté Gianni Infantino, secrétaire général de l'UEFA.

Après 1960 et 1984, la France organisera pour la troisième fois de son histoire le championnat d'Europe en 2016. A Paris, il s'agissait d'une nouvelle étape vers cet objectif, avec la présentation du logo officielle de la compétition. "Ce logo, je le trouve très, très, très beau. J'y vois un trophée et du  bleu, du blanc et du rouge", a déclaré Platini  après une courte cérémonie à  l'issue de laquelle a été présenté le logo. Effectivement, le trophée Henri Delaunay y occupe la place centrale, ainsi  que les couleurs du drapeau français. Quelques étoiles de couleur complètent ce  logo, qualifié par Noël Le Graët, président de la fédération française de  football, de "joyeux et pétillant".

Michel Platini est bien placé pour savoir l'importance de l'organisation d'un tel événement, lui qui avait soulevé le trophée en 1984. "1984 avait été un immense succès, grâce aussi à quelques bons  footballeurs. 32 ans après, une réussite identique, c'est tout le mal que je  souhaite au football français", a-t-il d'abord déclaré. "Je pense que tous les stades seront prêts, il ne devrait pas y avoir de  souci. Pour le football français, c'est un événement crucial. L'Euro ne dure  qu'un mois mais les stades vont durer 30 ans. Le foot français a besoin d'un  beau panel de stades, ça aurait du être fait en 1998 mais ça n'a pas été le  cas", a-t-il ajouté. "On fait confiance à la France. On a organisé l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine, ça n'était pas facile. La situation n'est pas du tout comparable", a rappelé le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino."A part les stades, au niveau des infrastructures il n'y a besoin de rien."

La vétusté des enceintes françaises, leur manque de confort, l'absence quasi totale de commerces dans les stades et autour de ceux-ci est une des raisons fréquemment avancée par les clubs et leur syndicat, l'UCPF, pour expliquer leurs difficultés financières. La France veut s'inspirer de l'Allemagne, qui a mis à profit la Coupe du monde 2006 pour refaire ses stades et où la moyenne de spectateurs en Bundesliga est supérieure à 37.000 personnes, contre un peu plus de 19.000 en Ligue 1 la saison passée. "Aujourd'hui, la moyenne d'âge des stades est de 66 ans, ça remonte aux vélodromes !", a rappelé le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez. "L'Euro 2016, c'est l'occasion rêvée pour donner un coup d'accélérateur à des projets qui dormaient dans les cartons. Je rappelle qu'on investit 1,7 milliard d'euros, que ce sont aussi des dizaines de milliers d'emplois", a-t-il souligné. "On peut espérer, rêvons un peu, rattraper l'Allemagne."

Vidéo: Le logo de l'Euro-2016 dévoilé

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AFP