David Silva (Espagne)
David Silva (Espagne) | JOSE JORDAN / AFP

L'Espagne retrouve des couleurs

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Après un Mondial catastrophique et une sortie ratée face à la France, l'Espagne a retrouvé des couleurs en s'imposant largement à Valence face à la Macédoine (5-1) pour son premier match des éliminatoires de l'Euro-2016. L'Angleterre est aussi bien entrée dans la compétition en allant gagner en Suisse (2-0). La Slovaquie s'est imposée en Ukraine (1-0) dans un match très tendu (7 cartons jaunes distribués). Pour la centième sélection d'Ibrahimovic, la Suède a partagé les points (1-1) en Autriche.

La Roja panse ses plaies

L'Espagne, double championne d'Europe en  titre, a donc a débuté sa campagne par une large  victoire contre la Macédoine qui lui permet de se rassurer. Au stade Ciutat de Valencia, les Espagnols n'ont pas eu à beaucoup forcer leur talent et l'ont emporté sur des buts de Sergio Ramos sur penalty (16),  Paco Alcacer (17), Sergio Busquets (45+3), David Silva (50) et Pedro (90+1).  Mais pour la Roja, ce match allait au-delà des trois points mis en jeu: il  s'agissait de repartir de l'avant. Les cadres espagnols ont cette fois joué leur rôle, à l'image du gardien et  capitaine Iker Casillas, auteur de plusieurs parades spectaculaires (5, 47, 79)  malgré un statut fragilisé en sélection.

L'Angleterre fait le plein de confiance

L'Angleterre, au terme d'un match en  Suisse chez son plus rude adversaire dans le groupe E, s'est également parfaitement lancée en ramenant une précieuse victoire (2-0)  grâce au doublé du joker Danny Welbeck. Singulièrement en manque de confiance cinq jours après le pensum contre la  Norvège (1-0), l'Angleterre s'offre donc une 2e victoire d'affilée et surtout  un premier sourire en compétition depuis la honte du Mondial-2014 achevé au premier tour.  La rencontre, qui a mis du temps à se décanter, aurait pu tourner autrement, mais les Anglais ne doivent surtout pas bouder leur  plaisir puisque cette performance les lance idéalement d'un point de vue comptable. Sans leur génération dorée partie en retraite ni Sturridge, blessé, les  patients Anglais peuvent remercier leur attaquant Welbeck et leur gardien Hart. Le premier a été parfait en ouvrant finalement logiquement la marque du  plat du pied en bout de ligne après une contre-attaque éclair conduite par  Rooney (58). Déchaîné, le nouveau Gunner a même opportunément doublé la marque dans les  arrêts de jeu (90+4) quelques jours après avoir été critiqué pour son manque de  réalisme après son départ sur la pointe des pieds de Manchester United.

Christian Grégoire