Schweinsteiger Bastian visage Allemagne noir 06 2010
Le milieu de l'Allemagne Bastian Schweinsteiger | AFP - Pedro Ugarte

Les Diables Rouges défient la Mannschaft

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Belgique/Allemagne, choc du groupe A, sera la principale affiche de la 1ère journée des éliminatoires de l'Euro 2012 qui débutent vendredi et se poursuivent mardi. L'Angleterre affronte la Bulgarie (Gr.G) et l'Italie joue en Estonie (Gr.C). Les deux finalistes de la Coupe du Monde débutent tranquillement. L'Espagne se rend au Liechtenstein (Gr.I) et les Pays-Bas se déplacent à Saint-Marin (Gr.E). Le Portugal accueille Chypre (Gr.H).

Il y a trente ans, Belgique/Allemagne constituait la finale du Championnat d'Europe des Nations. A Rome, la RFA était venue à bout d'une belle équipe belge qui n'avait cédé que sur deux têtes de Hrubesch. La sélection ouest-allemande dominait alors le football européen ce qui n'est plus le cas aujourd'hui malgré des résultats probants (deux demi-finales de Coupe du monde en 2006 et 2010 et une finale à l'Euro 2008). Si l'Espagne, après la France, a pris les rênes, l'Allemagne reste un redoutable client pour la grande majorité des formations du vieux continent à commencer par son voisin belge. Dans un groupe A pas si évident à négocier (avec notamment l'Autriche, et le Kazakhstan et la Turquie qui s'affrontent d'entrée), les Allemands seraient bien inspirés de ne pas mésestimer le "plat pays". En mal de résultats toute la dernière décennie, la Belgique pointe au 48e rang Fifa. Elle regrette les Seventies et les années 80 quand les Diables Rouges crachaient le feu avec notamment une demi-finale du Mondial 1986 perdue face à l'Argentine de Diego Maradona. Tous les Belges, Flamands et Wallons réunis, attendent beaucoup de la jeune génération qui redonne des couleurs au drapeau noir, jaune et rouge. Aux Jeux de Pékin en 2008, les Belges ont enchanté leurs supporters avec notamment un succès (3-2) contre l'Italie en quarts de finale. Battus par le Nigeria en demi-finale, les Diables Rouges ont laissé entrevoir quelques belles qualités techniques. Avec de jeunes joueurs comme Vincent Kompany et Eden Hazard, leaders d'une formation pleine d'allant, un entraîneur chevronné (George Leekens est revenu aux manettes en avril) et une réelle ambition pour les huit ans à venir (la Belgique s'est associé aux Pays-Bas pour déposer une candidature à l'organisation du Mondial 2018), la sélection d'outre Quiévrain peut espérer se relancer vers le Top 10 continental. Une qualification pour l'Euro polono-ukrainien accélèrerait grandement les choses.

Pour cette rencontre phare et déjà déterminante, les Allemands pourront compter sur Miroslav Klose, fidèle parmi les fidèles. Le joueur du Bayern Munich a évoqué mercredi la possibilité de poursuivre sa carrière  internationale jusqu'au Mondial-2014, alors qu'il avait annoncé jusqu'à présent  vouloir s'arrêter après l'Euro en Pologne et Ukraine. "Je pense pouvoir encore évoluer au haut niveau pendant quelques années. Si  j'arrive à garder la forme et si mes performances suivent, pourquoi est-ce que  je ne jouerai plus dans quatre ans", a déclaré le meilleur buteur en activité de  la Nationalmannschaft, sur le site internet de l'équipe d'Allemagne. "Je n'ai que 32 ans. Ce n'est pas si vieux", a assuré l'attaquant d'origine  polonaise. Au Mondial-2010 sud-africain, Klose a joué cinq matches et marqué 4 buts. Il  a ainsi rejoint Gerd Müller à la deuxième place des meilleurs buteurs de la  Coupe du monde (14 buts), tous tournois confondus, à une réalisation de  Ronaldo. Auteur de 52 buts en 101 sélections, il est également à 16 buts du record  absolu avec la Mannschaft détenu par Müller (68). Klose devrait être titularisé à la pointe de l'attaque ce vendredi à Bruxelles.

Les autres matches offriront a priri moins de suspense même si l'on peut ressortir un alléchant Suède/Hongrie dans le groupe E, celui des Pays-Bas qui se rendent à Saint-Marin pour expédier les affaires courantes. Après le retentissant échec du Mondial, l'Italie retrouve la compétition avec un nouveau sélectionneur et de nouveaux visages contre des adversaires à même de lui offrir un bain régénérant, l'Estonie vendredi puis les Îles Féroé mardi à Florence. Dans le groupe G, l'Angleterre visera d'entrée les trois points contre la Bulgarie, adversaire direct pour la qualification. Sans son entraîneur suspendu Carlos Queiroz ni son attaquant vedette Cristiano Ronaldo (blessé), le Portugal devra de son côté se méfier des Chypriotes, toujours capables d'un exploit (groupe H) tandis que l'Espagne espère empiler les buts contre le Liechtentsein. Moins de deux mois après leur sacre mondial, les partenaires d'Iker Casillas devraient encore pouvoir s'amuser.