Bleues, Thiney, Soubeyrand
Les Françaises Thiney et Soubeyrand félicitent Le Sommer | JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Les Bleues poursuivent leur sans-faute

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Invaincue lors de ses deux premières rencontres, l'équipe de France de football féminin a terminé son 1er tour de l'Euro par une démonstration contre l'Angleterre (3-0). Déjà qualifiées pour les quarts de finale, les Bleues ont fait preuve de sérieux avant d'affronter le Danemark pour une place historique en demi-finale.

« On est venu ici pour gagner des matches et j'ai un profond respect du  jeu et de la compétition. On mettra une équipe pour gagner le match. » Bruno Bini et ses joueuses ont tenu parole. Déjà qualifiées pour les quarts de finale avant le match, grâce à leur victoire sur la Russie et l’Espagne, les Bleues ne se sont pas reposées sur leurs lauriers. Les cinq changements opérés par le sélectionneur national par rapport à l’équipe victorieuse des Ibériques n’ont eu aucun impact. Les taulières tricolores Thomis, Soubeyrand, Necib ou Renard impliquées et appliquées, les remplaçantes se sont mises au diapason.

Thomis, Le Sommer, Necib, Renard, quatuor gagnant

Très en jambes sur la pelouse de la Linköpin Arena, la première a maltraitée sa vis-à-vis Houghton. C’est d’ailleurs l’attaquante lyonnaise qui sert Eugénie Le Sommer dans la surface pour l’ouverture du score, au terme d’une course de 30 mètres. Sereine, sa partenaire à l’OL se retourne et place le cuir dans le petit filet. Imparable pour Bardsley, la gardienne britannique (1-0, 9e). Une minute plus tôt, l’avant-centre de 24 ans également buteuse face à la Russie avait touché le poteau. Obligée de s’imposer pour espérer voir les phases finales de cet Euro suédois, l’Angleterre ne voit pas le jour. Asphyxiées, les Britanniques s’inclinent devant la vista de la capitaine Sandrine Soubeyrand et les courses d’Elodie Thomis.

Dominatrice, l’équipe de France ne parvient pas à doubler la mise par maladresse (30e) ou à cause de la gardienne anglaise (20e, 22e). La sélection aux Trois Lions revient des vestiaires avec plus d’intentions. Mais lorsque les protégées de Hope Powell arrivent à déstabiliser les 4e des derniers Jeux Olympiques, Renard est là pour sauver la barraque (56e). Dans la foulée, les Françaises remettent un coup d’accélérateur. Necib donne un caviar dans la course à la supersonique Thomis dont la frappe s’envole dans le ciel nordique (57e). Le coaching de Bini garde les Bleues en éveil. 62e minute : pour sa 100e sélection sous le maillot frappé du coq, Louisa Necib est servie par Le Sommer. Aux abords de la surface, la meneuse de jeu crochète et frappe. Le break est fait, la lucarne nettoyée (2-0, 62e). Les Anglaises ont la tête sous l’eau. Sans pitié, les Tricolores appuient. Sur un centre parfait de Necib, Renard croise sa tête hors de portée de Bardsley (64e). Abily ou Thomis manquent des occasions de faire gonfler le score alors que Deville est infranchissable dans les bois. Mais qu'importe. 

La France sur une voie royale

Quart de finaliste, les 4e de la dernière Coupe du monde égalent leur meilleur résultat à l'Euro. En 2009, l'aventure s'était arrêtée-là. Cette année, les Bleues visent la victoire, d'autant que la Suède et l'Allemagne sont dans la même partie de tableau. Elles ne peuvent donc pas croiser ces deux grosses écuries avant une hypothétique finale. Avant de penser à disputer le titre, les coéquipières de l'inusable capitaine Soubeyrand devront toutefois se défaire du Danemark (13e) en quart puis de la Norvège (11e) ou de l'Espagne (18e) en demie. Des formations qui leurs sont inférieurs selon le classement Fifa (la France est 6e). Si la voie semble royale jusqu'à la dernière marche, gare à la sortie de route.

Jerome Carrere