Espagne - Chine
L'Espagne vise un deuxième Euro d'affilée pour entrer dans l'histoire | AFP - Jorge Guerrero

Le Top 3 européen à la loupe

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La France a terminé son troisième match de préparation par une victoire face à l'Estonie (4-0). Pendant ce temps en Europe, les autres nations du football se préparent à ce grand rendez-vous continental. Petit tout d'horizon des résultats des trois cadors du vieux continent.

Espagne, numéro 1 au classement Fifa : (3 matchs, 3 victoires)

Tenante du titre, et grande favorite de la compétition, la Roja a fait le métier lors de ses matchs de préparation. Au final, pas de quoi s'alarmer mais un bilan mitigé de deux succès clair et d'une rencontre mal maîtrisée. Au rayon des satisfactions : son succès (2-0) contre la Serbie, un autre (4-1) contre la Corée du Sud. A la clé des buts de Fernando Torres, Xabi Alonso, Adrian ou encore Cazorlan. Du tout bon. Le retour en forme au meilleur des moments pour Fernando Torres est une aubaine, alors que David Villa sera l'un des grands absents de la compétition (tibia). 

En revanche sa sortie face à la Chine a laissé bien plus sceptique. Une toute petite victoire (1-0) en guise de minimum syndical. L'équipe de Vincente Del Bosque est apparue en mal d'automatismes. La délivrance n'est venue qu'à la 85e min face à la Chine, après un service d'Iniesta pour Silva. Méfiance, la Roja ne doit pas tomber dans la suffisance. Au premier tour de la Coupe du monde, on se souvient que la Suisse avait réussi à la faire chuter.

Au rayon des petites contrariétés, le différend entre le Barcelonais Piqué et le Madrilène  Ramos. A eux deux, ils cristallisent les problèmes qui pourraient agiter la sélection espagnole pendant la compétition à cause du Clasico. "S'ils ne s'entendent pas bien, qu'ils fassent en sorte de s'entendre,  parce que sur le terrain ils devront s'entendre" a commenté le technicien espagnol.

L'Allemagne, numéro 3 au classement Fifa : (2 matchs, 1 défaite, 1 victoire)

La Suisse, encore elle, s'est illustrée lors de ces derniers préparatifs. C'est elle qui a créé la grande surprise en faisant chuter l'Allemagne "bis". Certes, la sélection de Joachim Low était amputée de ses cadres du Bayern Munich, arrivés plus tard. Mais quand même. Face à des Helvètes opportunistes, et un triplé de Derdiyok, ils auraient dû avoir plus de marge. De quoi s'interroger sur la profondeur de leur banc.

On se souvient que début février, la France l'avait dominé (2-1) en match amical. Déjà une première surprise et la preuve que l'équipe n'est pas irrésistible à défaut d'être souvent très efficace. Malgré ce revers, l'Allemagne reste l'une des valeurs sûres de ce championnat. Troisième de la Coupe du monde en Afrique du Sud avec son équipe de joueurs un peu "verts", la Nationalmannschaft semble cette fois arrivée à maturité pour décrocher de plus grands résultats.

La suite de sa préparation s'est mieux déroulée, avec un succès contre Israël (2-0), à Leipzig. «Pour le moment je ne suis ni complètement satisfait, ni inquiet après la préparation» avait commenté Low, laconique. A noter le retour de Bastian Schweinsteiger, un temps incertain à cause d'une blessure à la cuisse pour leur premier match face au Portugal.

Pays-Bas, numéro 4 au classement Fifa : (4 matchs, 2 victoires, 2 défaites)

La tradition néerlandaise a été ébranlée. Alors que les "Oranje" étaient réputés pour être intraitables en matchs amicaux, ils ont eu de nombreuses hésitations au cours des dernières semaines. Deux défaites lors de leur sortie face à la Bulgarie (2-1) Bayern Munich (3-2).

Mais leur armada offensive s'est réveillée peu à peu. Face à la Slovaquie, ils ont fait le travail (2-0). Avant de monter en régime et d'offrir un véritable récital face à l'Irlande du Nord (6-0).
Certes, face à eux l'opposition était faible, mais le quatuor composé de Sneijder-Van Persie-Robben-Afellay a de quoi faire trembler n'importe quelle défense adverse lorsqu'il est bien en place.

Si en attaque tout va bien, le pêché mignon des Néerlandais reste leur défense. Même si cette idée reçue finit par agacer leur sélectionneur, Van  Marwijk. "Je ne me fais pas de souci au sujet de mon arrière-garde. Cela fait quatre  ans que l'on dit qu'il s'agit du point faible de l'équipe. Les statistiques et  nos prestations prouvent que nous ne sommes pas si friables", martèle-t-il. Finaliste du mondial 2010, les Hollandais attendent depuis longtemps leur premier titre en compétition officielle. Une chose est sûre, si leur équipe trouve le juste milieu entre attaque et replis défensive elle sera un candidat naturel au titre.