Stade de France gendarmes
Grosse présence policière au Stade de France avant le match contre la Russie | FRANCK FIFE / AFP

Le Stade de France sous haute surveillance

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Plus de 400 policiers. Des mesures de contrôle et de surveillance exceptionnelles. Le RAID prêt à intervenir en cas d’incident. France – Russie, dernier match amical des Bleus avant la liste des 23 de Didier Deschamps, est un test pour la défense nationale.

Alors des voix se sont élevées pour demander l’annulation de l’Euro par crainte de nouveaux attentats terroristes sur le sol français, la France passait un nouveau test mardi au Stade de France. L’enjeu est simple : assurer la sécurité et rassurer tous les supporters qui viendront en juin et juillet prochain en France. Comme lors du tournoi des Six Nations cet hiver, le public, il a donc fallu s’armer de patience pour accéder à son siège dans l’enceinte dionysienne. Qu’on vienne en transports en commun ou dans son propre véhicule, personne n’a échappé à l’inspection. « On a eu la totale, raconte Sébastien qui a fait 500 km d’Alsace pour venir encourager les Bleus. La poële à frire sous la voiture, la fouille dans l’auto et les sacs. La palpation aussi. Mais c’est normal. Le contraire nous aurait choqué. » Ce n’était qu’un début. Pour Nicolas aussi l’arrivée a été marquée par une forte présence des policiers et agents de sécurité. Habitué du Stade de France, il a pris le métro comme il le fait habituellement. « J’ai été surpris de voir les tireurs d’élite en sortant », avoue-t-il. Après, c’était plutôt la routine avec un pré-filtrage. Au menu inspection visuelle des sacs et ouverture des manteaux avant d’arriver au périmètre suivant. Un contrôle de billet plus tard, place à l’entrée dans le stade avec palpation et un autre contrôle des billets et des sacs.

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"Le 13 novembre est dans un coin de nos têtes"

Visuellement, les forces de l’ordre étaient partout et elles avaient l’œil partout. Difficile de ne pas se sentir observé dans ces conditions. Devant un tel étalage dissuasif, le 13 novembre revient en tête. « On en a parlé avant de prendre la voiture, explique Olivier qui a réservé ses places en novembre après les attentats de Paris. C’est sûr que c’est dans un coin de nos têtes. Mais on s’est dit que les terroristes ne frapperaient pas deux fois au même endroit. Et puis si on ne sort plus on est mort. S’il n’y avait pas eu les attentats de Bruxelles, on n’en aurait pas reparlé. » Les 35 morts la semaine dernière dans la capitale belge ont remis un coup de pression supplémentaire. Pour le symbole, le président de la République François Hollande va assister au match. "Il faut faire confiance aux services de sécurité, a indiqué le gardien de l’équipe de France Hugo Lloris lundi. Il faut continuer à vivre et vivre notre passion tous ensemble, c'est important." Un stade plein et une ambiance de fête, c’est la meilleure réponse possible à la haine.

Xavier Richard @littletwitman

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