Cristiano Ronaldo Portugal Serbie
Cristiano Ronaldo (Portugal) face à la Serbie | PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Le Portugal avec son ticket pour l'Euro dès ce soir ?

Publié le , modifié le

Avec seulement un petit point à prendre soit contre le Danemark, ce soir à Braga, soit en Serbie, dimanche, le Portugal n'a jamais été aussi près de la qualification pour l'Euro-2016. Et ça change les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, habitués à accéder aux phases finales internationales en passant par les barrages, comme lors des trois dernières compétitions.

Mal partie, comme à son habitude, la Selecçao a cette fois parfaitement  rebondi après sa défaite inaugurale à domicile face à l'Albanie (1-0), en  enchaînant cinq victoires de rang depuis l'arrivée du sélectionneur Fernando  Santos. La bande du triple Ballon d'or s'est ainsi hissée à la tête du groupe I  avec 15 points, soit trois longueurs d'avance sur le Danemark, qui abattra sa  dernière carte jeudi sur la pelouse du stade de Braga (nord).

Les Scandinaves sont dos au mur, car ils comptent un match de plus que les  Portugais et les Albanais (3e), qui les suivent à un point et peuvent les  doubler en faisant le plein contre la Serbie et l'Arménie. Si l'exercice des barrages a jusqu'ici réussi au Portugal, qualifié pour le  Mondial-2010 comme pour l'Euro-2012 aux dépens de la Bosnie, écartant ensuite  la Suède sur la route du Mondial-2014, les hommes de Fernando Santos veulent  mettre fin au suspense dès jeudi. "Nous ne pouvons pas rater l'occasion de nous qualifier tout de suite", a  confirmé le défenseur axial Bruno Alves, forfait le mois dernier, lors de la  défaite en match amical face à la France (1-0) et du succès obtenu ensuite en  Albanie (1-0).

Historique favorable

   
Alves devra combler l'absence de Pepe, blessé à son tour, mais la Selecçao  compte surtout sur les retours du meneur de jeu Joao Moutinho, du milieu  relayeur Tiago Mendes et de l'arrière gauche Fabio Coentrao. Les Portugais affichent un historique franchement favorable face aux Danois  (10 victoires, 2 nuls, 3 défaites), même si leur domination s'est atténuée  depuis les qualifications pour le Mondial-2010 (3 victoires, 1 nul, 2 défaites). Surtout, ils restent sur deux succès décisifs en poules de qualification à  l'Euro-2012 (3-2) et, plus récemment avec ce déplacement à Copenhague (1-0) qui  a marqué le début de leur actuelle série gagnante, il y a tout juste un an.

Le Portugal semble donc avoir tourné la page d'un Mondial-2014 désastreux,  marqué par le choc de l'humiliation subie devant l'Allemagne (4-0) et une  logique élimination précoce. Mais l'équipe reste fragile, comme l'ont montré les deux défaites en amical  face à la France. Toujours en quête d'un avant-centre à la hauteur de son  statut, elle dépend cruellement du niveau des performances de Cristiano  Ronaldo, son meilleur buteur de tous les temps et de cette campagne  qualificative en particulier. Aucune des cinq victoires de cette campagne ne s'est terminée avec plus  d'un but d'écart, et deux d'entre elles ont été arrachées dans le temps  additionnel.

Fidèle à l'image qu'il avait laissée en tant que sélectionneur de la Grèce,  Fernando Santos avait prévenu d'emblée que sa philosophie était de "gagner,  gagner et gagner", sans se préoccuper de le faire "avec la manière". Il a  jusqu'ici tenu sa promesse.

AFP

Euro