Allemagne-Italie
Les joueurs allemands visent un 4e titre à l'Euro | AFP - PATRIK STOLLARZ

L'Allemagne se rassure contre l'Italie, l'Angleterre déchante face aux Pays-Bas

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Quatre jours après la défaite contre l'Angleterre, l'Allemagne a étrillé l'Italie 4-1 à domicile. Les champions du monde ont dominé les vice-champions d'Europe grâce à des buts de Toni Kroos, Mario Götze, Jonas Hector et Mesut Özil. Les Anglais, eux, n'ont pas réussi à enchaîner et se sont inclinés 2-1 face aux Pays-Bas. A Leiria, le Portugal a battu une équipe belge qui n'avait pas la tête au football 2-1 grâce à Nani et Cristiano Ronaldo. Enfin la Suède de Zlatan Ibrahimovic a été tenue en échec par la République Tchèque (1-1).

En quatre jours, l'Allemagne a retrouvé des couleurs. Battus sur le fil par l'Angleterre 3-2 vendredi, les champions du monde ont étrillé l'Italie. Très en verve dans son antre de Munich, le capitaine Thomas Müller n'a pas marqué mais a idéalement lancé Toni Kroos (24e), déjà buteur samedi face à l'Angleterre, puis le revenant Mario Götze (45e), avant que Jonas Hector (59e) puis Mesut Özil (75e, sur pénalty) ne parachèvent la démonstration des champions du monde. Regroupés derrière, les Italiens n'ont pas su verrouiller leur surface ni inquiéter les Allemands en contre, faute de vivacité et de précision, affichant des limites plus inquiétantes que lors de leur match nul de vendredi face à l'Espagne (1-1). Ils ont tout de même sauvé l'honneur par l'intermédiaire de Stephen El Shaaraway. L'ancien monégasque, entré en jeu à la place de Giaccherini, reprenait dans l'axe une balle d'Okaka et réduisait le score du pied gauche, d'une frappe légèrement déviée par Rüdiger (4-1, 83e).

L'Angleterre revient sur terre

Après leur succès sur la Mannschaft, l'Angleterre avait vu sa cote pour une victoire à l'Euro grimper. Mardi soir, après ce revers contre des Pays-Bas - qui seront absents des débats en France - les Three Lions ont pu voir qu'il leur restait du travail. Les hommes de Roy Hodgson ont chuté en raison d'errements défensifs inquiétants. Dominatrice et bien en place, l'Angleterre a livré une première période intéressante. Juste avant la pause, Jamie Vardy a ouvert le score (41e). Bien servi dans l'axe par Milner, Lallana a fixé un défenseur, puis lancé Walker dans la surface qui n'avait plus qu'à servir en retrait en une touche pour l'attaquant de Leicester.

Le co-meilleur buteur de Premier League inscrit son deuxième but en sélection, après son astucieuse "Madjer" (reprise du talon derrière la jambe d'appui, ndlr) réalisée face à l'Allemagne. Mais dès le retour des vestiaires, l'Angleterre a montré un visage plus inquiétant, en particulier son arrière-garde. Après une erreur grossière de Stones, bien réparée par son portier Forster, le latéral Rose concédait dans la foulée un pénalty pour une main jugée volontaire. Auteur de l'égalisation (50e), l'attaquant Janssen servait parfaitement Jansingh dans le dernier quart d'heure (77e) pour le but de la victoire. Une réalisation entachée toutefois d'une charge très litigieuse du passeur décisif sur un défenseur anglais.

Ronaldo au top, Ibra moins fringant

Au Portugal, la Belgique voulait, pour un temps, oublier l'horreur et penser au football. Après des hymnes chargés en émotion, les Belges ont subi la pression portugaise et Thibaut Courtois, auteur de plusieurs parades durant la rencontre, n'a rien pu faire à la 20e sur une reprise de Nani. Le 18e but en sélection pour l'attaquant de Fenerbahce (Turquie) à l'occasion de sa 94e sélection (ce qui en fait le 4e Portugais le plus capé de l'histoire). Vingt minutes plus tard, Ronaldo assommait les Diables d'un coup de tête, inscrivant son 56e but sous le maillot national (en 125 sélections). Une belle réalisation pour le joueur du Real Madrid qui avait manqué un penalty vendredi dernier face à la Bulgarie. La Belgique, bien plus entreprenante en deuxième période, est revenue au score peu après l'heure de jeu suite à un but 100% familial: centre de Jordan Lukaku pour la tête de son frère Romelu (63e, 2-1).

Si Ronaldo a brillé, Ibra, lui, n'a pas trouvé la faille contre la République Tchèque. Laissé sur le banc contre la Turquie la semaine dernière à Antalya - les Suédois avaient perdu 2 buts à 1 - l'attaquant du PSG laissait finalement à Marcus Berg, sur un centre de Martin Olsson, le soin d'ouvrir le score à la 14e grâce à une reprise de volée au point de pénalty. Deux minutes plus tard, les Tchèques portaient le danger devant les cages d'Andreas Isaksson par Theodor Gebre Selassies, auteur d'un puissant tir cadré, repoussé d'une claquette par Isaksson qui a annoncé cette semaine sa retraite internationale après l'Euro. Les Tchèques finissaient par recoller logiquement au score à la 26e par Matej Vydra, d'une tête détournée au fond des filets par Olsson, et maintenaient la pression jusqu'à la pause, profitant des espaces laissés par une défense "bleu et jaune" fébrile depuis le début de la rencontre. En seconde période, les deux équipes se sont neutralisés. Un but dans les ultimes secondes du géant suédois a été refusé pour une faute aux dépens du Suédois. Pour toutes ces équipes, c'est désormais l'ultime ligne droite avant l'Euro.

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Benoit Jourdain @BenJourd1

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