Ozil, Reus et Khedira (Allemagne)
Ozil, Reus et Khedira (Allemagne) | PATRIK STOLLARZ / AFP

L'Allemagne et le tout à l'attaque

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Sans surprise l'Allemagne s'est qualifiée pour les demi-finales de l'Euro en disposant de la Grèce (4-2). Si la force de frappe offensive de la Nationalmannschaft impressionne, ses lacunes défensives laissent perplexes.

Des buts en pagaille. L'Allemagne n'a pas laissé passer l'occasion de faire parler la poudre face à la Grèce en quart de finale de l'Euro (4-2). Face à la Grèce, elle a tenu un véritable siège dans les 30 derniers mètres adverses. Tous ses joueurs à caractère offensif se sont mis au diapason. Reus (buteur), Schürrle, Ozzil, Klose (buteur) ont mis le feu aux cages de Sifakis. Rien à dire, lorsqu'ils combinent ensemble : ils semblent irrésistibles.

Du côté de l'Allemagne, la surprise ne vient pas de là mais de ses milieux défensifs. Face à la Grèce, cela a été flagrant. Le danger venait aussi de l'arrière. C'était certainement trop pour la formation de Fernando Santos. C'est d'ailleurs logiquement que l'ouverture du score est venue de son capitaine Lham qui a trouvé la faille pour sa 90e sélection. Ensuite, Khedira a inscris une merveille de reprise de volée pour redonner l'avantage aux siens.

Une défense trop laxiste

La formation de Joachim Löw est certainement la plus à l'aise dans l'exercice offensif de cet Euro. Toute son équipe est tournée vers l'avant, une volonté collective qui en fait la meilleure force de frappe de la compétition. Grâce à son carton de vendredi soir, elle passe devant l'Espagne au classement des formations les plus prolifiques avec neuf réalisations.

Mais l'Allemagne inquiète en défense. Alors qu'elle dominait sa rencontre de la tête et des épaules, elle s'est fait surprendre sur l'une des rares incursions grecques de Samaras (55e) dans son milieu de terrain. Idem en fin de match, où une frappe de Katsouranis touchée par la main de Boateng offrait un pénalty à leurs adversaires. En trouvant les chemins de filets deux fois, avec une formation résolument défensive, la Grèce a peut-être montré les limites allemandes en ce moment. Ca ne suffira peut-être pas face à une équipe plus à l'aise techniquement.