L'Allemagne "doit encore s'améliorer", selon Joachim Löw

L'Allemagne "doit encore s'améliorer", selon Joachim Löw

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Auteurs d'une prestation très convaincante lors de leur victoire (3-0) en huitième de finale contre la Slovaquie dimanche, les champions du monde allemands peuvent et "doivent encore s'améliorer" s'ils veulent gagner l'Euro-2016, a jugé le sélectionneur Joachim Löw en conférence de presse d'après-match

Était-ce la meilleure prestation d'une équipe à l'Euro, selon vous ?
Joachim Löw : "On a certainement, comme beaucoup d'équipes, eu des problème à entrer dans ce tournoi. Aujourd'hui, on a globalement fait une bonne prestation défensivement comme offensivement mais, avec tout le respect que j'ai pour l'adversaire, il n'est pas la référence pour savoir si on peut remporter le tournoi. Il y a d'autres équipes qui, par leur force et leur qualité, seront plus compliquées à battre. On doit encore progresser si on veut remporter ce tournoi. Dans tous les domaines, on doit élever notre niveau, on n'a pas le droit de se relâcher. Il ne faudra ne laisser aucun temps et aucun espace à l'adversaire, parce qu'ils l'utiliseront. Il faudra aussi qu'on soit plus efficace sur nos occasions car on ne s'en procurera plus autant".

Les bonnes prestations en attaque contre l'Irlande du Nord et la Slovaquie enterrent-elles définitivement le "faux neuf" ?
J.L. : "Pour nous, le problème n'est pas d'avoir un vrai ou un faux neuf. Quand il y a une pointe devant, si personne ne va dans le dos de la défense, si personne n'accompagne dans la profondeur, on n'arrivera à rien que ce soit avec un vrai ou un faux neuf. Contre l'Irlande du Nord, on l'a mieux fait que contre la Pologne. Que ce soit Götze, Müller ou les autres, ils ont pris la profondeur à chaque fois. Aujourd'hui, c'était aussi le cas. Aujourd'hui, sur les ballons vers la surface de réparation, on avait en permanence trois ou quatre joueurs présents, ce n'était pas le cas contre la Pologne. Donc il est évident qu'un attaquant, qu'il soit vrai ou faux neuf, aura comme ça plus de possibilités que s'il a toujours deux ou trois adversaires sur le dos".

Maintenant, ce sont deux épouvantails, l'Italie ou l'Espagne, qui vous attendent, est ce que cela va vous donner des insomnies ?
J.L. : "Non, je n'ai pas d'insomnies. Ce sont deux équipes qui font partie des favoris. L'Italie a une défense incroyablement bonne mais aussi de bons joueurs devant. Ils ont pu en faire se reposer une bonne partie lors du troisième match. Les Espagnols, on les connait bien. Ils ont le meilleur jeu offensif du monde depuis des années. Donc ces deux équipes sont différentes dans leurs caractéristiques mais d'un niveau équivalent".

Vous n'avez pas pris depuis cinq matches, espérez vous aller au bout sans prendre de but ?
J.L. : "Je suis content que la défense fonctionne bien, mais ce n'est pas encore significatif car ce sont maintenant des équipes qui représentent un danger bien plus important qui seront sur notre chemin. La défense travaille bien mais le milieu de terrain travaille bien et les attaquants travaillent bien en pressant l'adversaire et en l'obligeant à user de longs ballons. Ce ne sera pas forcément possible avec les équipes qu'on va affronter maintenant, mais si on reste bien compact, on pourra leur compliquer la tâche".

AFP