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Incidents lors du match Serbie - Italie | AFP - Giuseppe Cacace

La Serbie devrait être punie rapidement

Publié le , modifié le

La Serbie sera probablement fixée sur son sort avant la fin du mois, après les débordements de ses supporters qui ont conduit à l'annulation du match qualificatif pour l'Euro 2012, contre l'Italie, mardi à Gênes. La sanction peut aller d'une simple amende à l'exclusion de la compétition.

L'UEFA, instance dirigeante du football européen, a confirmé avoir ouvert une enquête sur les incidents et sa commission de discipline a proposé la date du 28 octobre pour examiner le cas. "L'UEFA a confirmé qu'elle avait immédiatement ouvert une enquête disciplinaire approfondie sur les sérieux débordements qui ont eu lieu lors de ce match et les circonstances dans lesquelles ils ont eu lieu", dit l'UEFA dans un communiqué. Le match a été annulé après six minutes de jeu après de jets de fumingènes sur les supporters italiens et sur le terrain. Les Serbes s'en étaient auparavant pris au bus de leur équipe. Le gardien serbe avait déclaré forfait pour ce match du groupe C, avant même le coup d'envoi après avoir été pris à partie par ses propres supporters durant les incidents du bus, en raison des rivalités au sein du football serbe. Il lui était reproché d'avoir rejoint le Partizan de Belgrade par les supporters de l'Etoile Rouge, l'autre club de la capitale serbe.

Des débordements condamnés par l'ancien international yougoslave Savo Milosevic. Le plus capé des joeurs serbes avec 102 sélections s'attend ainsi à une forte sanction contre la Serbie. Mais ce dernier reconnaît que ces incidents sont les effets d'une bombe à retardement qui n'attendait qu'à exploser. "C'est l'une des journées les plus sombres de l'histoire du football serbe et les répercussions seront probablement si dures qu'on peut considérer que c'en est fini de notre campagne de qualification pour l'Euro 2012", a-t-il dit. "Le gouvernement s'est totalement désintéressé du sport et de ses problèmes ces vingt dernières années si bien que maintenant, la Serbie paie le prix fort pour n'avoir pas su enrayer le hooliganisme de façon rapide et définitive", a-t-il ajouté. À ses yeux, "le problème va, bien sûr, au-delà du football et le fait que ces jeunes gens provoquent le chaos où qu'ils aillent est la conséquence et non la cause du problème."

Platini : "J'ai été choqué"

"J'ai vu les images du match Italie-Serbie d'hier et j'ai été choqué. J'ai trop de mauvais souvenirs liés à la violence dans le football", écrit-il dans un communiqué publié par l'UEFA. "J'attends les résultats de l'enquête et les décisions des instances disciplinaires, et je rappelle que l'UEFA prône une tolérance zéro pour la violence dans les stades", ajoute-t-il. Le président de l'UEFA juge que "la collaboration des autorités est clé pour combattre ce fléau" et s'engage à "la demander au plus haut niveau dans les pays les plus touchés par ce problème."

Gilles Gaillard