Alonso prend Hugo Lloris à défaut lors du 2e but espagnol
Alonso prend Hugo Lloris à défaut lors du 2e but espagnol | AFP -

La mise au point de Lloris

Publié le , modifié le

Le gardien et capitaine des Bleus Hugo Lloris est revenu sur l'Euro de la France dans les colonnes du quotidien L'Equipe. Incisif et direct, il a remis les évènements - Nasri, Ménez, le non-match face à la Suède et la défaite face à l''Espagne - dans leur contexte pour tirer un bilan positif de ces deux dernières années.

Comme en 2010?

"Mais cela n'a rien à voir. (…) En 2010, on s'était mis en situation de faute professionnelle avec tous les évènements que l'on connait. Au-delà de l'échec sportif, le poids de l'extrasportif  avait été considérable. Là, tout le monde a joué à fond, dans la préparation comme dans la compétition."

Altercation Ben Arfa-Blanc après France-Suède (0-2)

"Il faut considérer le contexte. Après une défaite, il y a de l'énervement et de la déception. Les altercations font partie de la vie d'un vestiaire. (…) On dirait que ça n'arrive qu'une France. Mais c'est arrivé à toutes les générations, à tous les niveaux. (…) Un truc comme cela doit rester dans les vestiaires. C'est aux joueurs de faire la part des choses et de faire en sorte que cela ne soit pas su immédiatement. (…) C'est notre vie de groupe, notre vie de vestiaire. Cela ne regarde personne. C'est là que tout cela me dérange vraiment, car ce n'est pas la première fois que cela arrive. (...) Ce jeu d'interprétation et de fiction nous fait perdre de l'énergie."

Les insultes de Samir Nasri

"Je ne cautionne pas les propos de Samir, il s'en est excusé depuis. Mais je trouve inadmissible qu'on résume le comportement de l'équipe à cet incident. Résumer le comportement des vingt-trois joueurs à deux incidents, c'est profondément injuste. J'ai l'impression qu'on mélange tout. J'ai l'impression qu'on mélange tout. Associer deux ou trois cas individuels à l'ensemble de l'équipe de France, ça me choque, oui. Sportivement, cet Euro n'a pas été parfait (...), mais il faut juger l'ensemble de notre parcours depuis deux ans."

Le geste de Ménez à son égard lors de France-Espagne (0-2)

"Soyons honnêtes, c'est moi qui lance les hostilités. Sur le terrain, il n'y pas de sentiments à avoir. On n'a pas le temps de dire: "s'il te plait, excuse-moi". Alors on se lance des flèches mais ça n'empêche pas de se serrer la main et de se respecter à la fin. (A l'éventualité de sanctionner Ménez). Oui, je serais choqué. Parce que dans ce cas-là, il faudra aussi me sanctionner. Il faut arrêter avec les gentils, les polis, ceux qui ont une bonne tête…"

Laurent Blanc toujours aux manettes?

"Le bilan de ces deux premières années est vraiment positif. Dans le football, tout le monde a besoin de temps et de stabilité. Il faut de la continuité. Aujourd'hui, tout le monde adhère à la philosophie et au discours du sélectionneur. Le choix de la suite appartient au président et au sélectionneur. Mais on est favorables à la continuité."

Mathieu Baratas