Ribéry à la lutte avec Iniesta lors de France-Espagne
Ribéry à la lutte avec Iniesta lors de France-Espagne | JEFF PACHOUD / AFP

La France tombe dans le piège espagnol

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L'Espagne a géré son quart de finale à sa main contre une équipe de France bleu pâle. Les Champions du monde se sont imposés (2-0) sur deux buts de Xabi Alonso (19e et 90e). Ils ont géré sans prendre de risques et les Français ont vraiment semblé impuissants malgré les changements de Laurent Blanc. L'Espagne affrontera le Portugal mercredi soir pour une place en finale.

Pour la première fois en compétition offcilelle, l'Espagne a battu la France. Oubliés les duels de 1984, 1991, 2000 ou 2006. Aujourd'hui, la meilleure équipe est clairement la sélection ibère. Dans un match rondement mené, l'équipe de France n'a jamais semblé en mesure de contrer le tempo espagnol, plutôt lent pourtant.

Le premier frisson survenait à la fin du premier quart d'heure, Arbeloa centrant pour… personne dans la surface française. Les Bleus, bien en place, procédaient en contres. Jusqu'à la 19e minute: sur une attaque placée, les Espagnols trouvaient l'ouverture. Iniesta, côté gauche, adressait une superbe passe en profondeur pour Jordi Alba lancé sur l'aile gauche. Le latéral du FC Valence prenait de vitesse Debuchy et centrait parfaitement au second poteau pour Xabi Alonso qui prenait Lloris à contre-pied d'une belle tête piquée croisée (0-1, 19e).

But sur la première occasion

Le Madrilène en profitait pour marquer son 14e but sous le maillot de la Roja. Dans la foulée, Xavi tirait fort largement au dessus de la cage tricolore. Le premier tir français intervenait sur un coup franc lointain: Benzema envoyait le ballon 10 m au dessus du but de Casillas (26e). Sur un contre, l'Espagne était tout près de doubler la mise mais Rami se jetait pour contrer le tir d'Iniesta bien décalé par Fabregas. Juste après, Ramos écopait d'un avertissement mérité pour une faute sur Benzema. A la 32e, Casillas sortait de la lucarne un coup franc bien tiré par Cabaye. Le joueur de Newcastle prenait un carton jaune pour un tacle trop appuyé sur Busquets (42e). L'Espagne atteignait la pause avec cet avantage d'un but.

Rythme de sénateur

La seconde mi-temps reprenait sur un rythme tranquille, les Espagnols semblant se satisfaire du score et les Bleus paraissant impuissants. Seul un tir lointain –sans danger- de Xabi Alonso égayant les débats (51e). L'équipe de France se procurait sa deuxième occasion de but à l'heure de jeu: Ribéry s'extirpait de la tenaille ibère sur l'aile gauche avant de déposer un centre sur la tête de Debuchy qui frôlait la barre transversale. Deux minutes plus tard, Lloris sortait promptement au devant de Fabregas pour annihiler une balle de 2-0. A la 65e minute, Malouda et Debuchy étaient remplacés par Nasri et Menez. Pedro suppléait Silva côté espagnol.

Lloris : "Pas à rougir"

Koscielny sauvait les Bleus juste devant Torres, rentré peu auparavant (70e). Puis Casillas bloquait le cuir juste devant Menez après un beau numéro de Ribéry sur la gauche de la surface. Le match s'animait enfin. Après le match, Hugo Lloris regrettait que les Bleus n'aient pas mis à profit cette courte période de domination : "On aurait voulu faire  l'exploit, il ne nous a pas manqué grand chose sur la deuxième période. Il nous manquait dans les 35 derniers mètres un peu plus de  percussion et de justesse technique. Il n'y a pas à rougir, c'était très fort  en face."

Menez était averti à son tour pour une faute sur Xabi Alonso (76e). Juste après, Olivier Giroud effectuait son entrée à la place de M'Vila pour les douze dernières minutes. Mais ce sont les Espagnols qui manquaient d'égaliser, Lloris gagnant son face à face avec Torres, signalé en plus hors-jeu. Les chalmpions d'Europe en titre géraient parfaitement la fin de rencontre. Et comme il était dit que les Bleus boiraient le calice jusqu'à la lie, Monsieur Rizzoli accordait un penalty dans les arrêts de jeu à l'Espagne pour une faute de Réveillère sur Pedro. Xabi Alonso transformait la sentence en prenant Lloris à contre-pied (2-0, 90e). Un score on ne peut plus logique qui résume bien l'écart entre les deux nations.