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Une fan zone lors de l'Euro 2012 | AFP

La fan zone à Paris fermée pour certains matches ?

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Dans un contexte de menace terroriste toujours aussi importante, le préfet de police de Paris a proposé la fermeture de la fan zone du Champ de Mars les jours de match de l'Euro-2016 au Parc des Princes et au Stade de France. Dans cette lettre en date du 26 mai révélée par Le Point, le préfet Michel Cadot propose au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve "de demander à la mairie de Paris" cette fermeture.

Il invoque "l'état d'épuisement avancé" des forces de l'ordre et les menaces, notamment terroristes, pesant sur l'événement. "Les supporteurs antagonistes de deux équipes pourront difficilement être sectorisés pour les éloigner les uns des autres alors que la consommation d'alcool sera autorisée par l'intermédiaire de l'un des sponsors officiels de l'Euro", précise ainsi le préfet de police, dans une note adressée à Bernard Cazeneuve.

Les Etats-Unis mettent en garde leurs ressortissants

Le ministère américain des Affaires étrangères a prévenu ses ressortissants cette semaine: "Les stades de l'Euro, les fan zones et tous les lieux qui diffuseront le tournoi en France et à travers l'Europe représentent des cibles potentielles pour des terroristes." La France sait qu'elle est visée depuis l'année 2015, marquée en janvier par les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher, puis par ceux du 13 novembre revendiqués par les jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Le symbole tragique du 13 novembre, 130 morts au total, reste l'attaque contre le Bataclan. Mais le football aussi était visé puisque trois kamikazes se sont fait exploser autour du Stade de France, faisant un mort et plusieurs dizaines de blessés, alors que s'y déroulait un match amical des Bleus contre l'Allemagne. Les fan zones cristallisent les craintes et sont au coeur d'un débat permanent: faut-il maintenir ces lieux de rassemblement de masses installés dans les dix villes hôtes pour accueillir les supporters (Bordeaux, Lille, Lens, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Etienne et Toulouse)? Six Français sur dix (64%) sont opposés à leur suppression, tout en estimant qu'il est risqué de s'y rendre, selon un sondage Fiducial-Odoxa publié lundi.