Les Grecs Katsouranis et Papadopoulos
Les Grecs Katsouranis et Papadopoulos au contact du Croate Jelavic lors du match aller | AFP - HRVOJE POLAN

Grèce-Croatie, finale d'un vendredi décisif

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Les qualifications pour l'Euro-2012 sont dans le sprint final. Aux six équipes déjà qualifiées (Pologne, Ukraine, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Italie) devrait s'ajouter l'Angleterre, qui n'a qu'un point à ramener du voyage chez son rival monténégrin. Dans le groupe F, la Grèce défie la Croatie dans un duel entre deux premiers séparés par un point. Dans le groupe H, Portugais (contre l'Islande) et Danois (à Chypre) veulent passer devant la Norvège qui ne joue pas.

C'est le premier gros choc décisif de l'avant-dernière journée des qualifications à l'Euro. Avant les matches de mardi France - Bosnie (groupe D), Danemark - Portugal (groupe H), voici venu le temps de Grèce - Croatie. Dans ce groupe F, les Croates (19pts) ne possèdent qu'un tout petit point d'avance sur les Grecs (18pts), et c'est donc tout simplement la première place qui se joue au Pirée. Revenus d'Israël avec une victoire au début du mois de septembre, les hommes de Slaven Bilic veulent conserver cette courte avance, pour valider en toute tranquillité leur voyage en juin prochain, lors de la réception de la Lettonie mardi. Les Grecs ont rappelé pour la première fois depuis le Mondial-2010 leur vieillissant attaquant Angelo Charisteas. L'objectif est bien évidemment de s'imposer, mais aussi de ne pas s'incliner pour la première fois de ces éliminatoires. Comme l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas ou l'Angleterre, la Grèce n'a toujours pas été battue dans ces éliminatoires. Comme lors de son heure de gloire à l'Euro-2004, cette équipe brille par sa solidité défensive le rappel de cet "ancien" montre bien que la sélection a besoin d'armes offensives pour contre-carrer les ambitions croates. Pour les deux formations, ne pas perdre sera également crucial, car la place de meilleur 2e, qualificative directement pour l'Euro, peut revenir à l'un d'eux, le groupe F étant en concurrence avec le groupe E pour ce sésame.

Suède et Hongrie au coude à coude

Dans ce groupe E, les Pays-Bas étant assurés d'être premiers ou meilleur deuxièmes avec déjà 24 points, la deuxième place est la cible de la Suède et de la Hongrie, à égalité avec 18 points, mais les Hongrois comptent un match de plus. L'avantage pourrait donc aller aux Suédois, mais le déplacement chez le voisin finlandais, véritable arbitre de ces deux dernières journées, et surtout la venue des Pays-Bas mardi prochain, rendent cette séquence internationale très incertaine. Dans le même temps, la Hongrie ne joue pas vendredi mais reçoit mardi la Finlande. Dans ce duel à distance, les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic aimeraient bien revivre le match aller contre les Finlandais, où ils s'étaient imposés (5-0), mais n'ont aucune envie revivre l'enfer contre les Oranje, qui les avaient punis (4-1) en Hollande. Une chose est presque sûre: il devrait y avoir des vainqueurs. Dans tous les matches de ce groupe, c'est ainsi que les rencontres se sont finies. Aucun match nul n'a été enregistré, et ce genre de score ne fera les affaires de personne dans ce sprint final.

Dans le groupe H, rien n'est acquis. Portugal, Danemark et Norvège sont toujours au coude à coude avec 13 points au compteur. Mais les Norvégiens comptent un match de plus que les deux autres, un excédent qui sera annulé ce vendredi puisqu'ils ne jouent pas. Avant le très décisif Danemark - Portugal de mardi, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo veulent rester en situation de jouer la première place, et pour cela ils doivent vaincre l'Islande, qui n'a gagné qu'un match dans ces éliminatoires. Les Danois se trouvent un peu dans la même situation avec, face à eux, les Chypriotes qui n'ont ramené que deux matches nuls de cette campagne, mais le déplacement à Chypre recèle parfois certains pièges.

Retenir les leçons du passé pour les Russes

Dans le groupe B, l'avantage est très léger en faveur des Russes. Deux longueurs d'avance sur l'Irlande, cela doit suffire. Mais les Russes ont un virage très délicat à franchir avant de sprinter vers l'Euro, et cela se passe en Slovaquie. Si l'espoir est très mince, les Slovaques peuvent encore rêver de décrocher une deuxième place qui les mènerait en barrage, puisqu'ils ne comptent que trois points de retard sur les Russes, un sur les Irlandais et se trouvent à égalité avec les Arméniens. Et la victoire (1-0) à Moscou au match aller leur laisser un bel espoir de faire trébucher les hommes de Dick Advocaat, qui n'a pas la mémoire courte. En 2010, ils avaient raté la Coupe du monde pour avoir, selon la presse nationale, bu la veille du match retour de barrage contre la Slovénie, qu'ils avaient perdu (1-0). "Mardi soir, ils pourront boire autant qu'ils voudront", a prévenu le successeur de Gus Hiddink, en référence à l'après-match contre Andorre. Dans le même temps, l'Irlande va en Andorre, et l'Arménie accueille la Macédoine.

La tension sera également importante en Serbie avec la venue de l'Italie, d'ores et déjà qualifiée dans le groupe C. Après les graves incidents du match aller à Gênes, la rencontre sera sous haute surveillance et les Serbes ont tout intérêt à gagner, toujours sous la menace de l'Estonie, à un point. "Les événements de l'année dernière à Gênes ne sont qu'un motif supplémentaire pour nous de montrer ce que nous savons faire. Cela fait longtemps que nous n'avons pas battu une grande équipe chez nous. L'occasion se présente vendredi", a estimé Milos Krasic, le milieu de terrain de la sélection et de la Juventus Turin. "Nous avons une situation claire devant nous, il s'agira du plus important match de cette génération, une victoire nous qualifie pour les barrages et pour l'obtenir nous devrons jouer notre meilleur match", a estimé le défenseur de Chelsea, Branislav Ivanovic. Chercher la qualification d'un dernier voyage en Slovénie ne sera pas aisée, mais la Squadra sera-t-elle totalement motivée par ce match sans enjeu pour elle ?

Capello proche du but

Dans le groupe G, la situation est plus simple pour l'Angleterre qui n'a besoin que d'un point lors de son voyage au Monténégro pour valider son ticket pour l'Euro. Si les Monténégrins comptent un match de moins que les hommes de Fabio Capello, ils ont déjà six points de retard. Et la deuxième place n'est pas encore acquise puisque les Suisses ont trois longueurs de retard avant de se rendre au Pays de Galles.

Enfin, le passage par les barrages sera l'objectif des Turcs, qui accueillent le leader invaincu allemand dans le groupe A, mais demeurent sous la menace des Belges, qui reçoivent le Kazakhstan, comme des Tchèques, qui sont visités par l'armada espagnole dans le groupe I, alors que l'Ecosse peut encore leur ravir ce deuxième strapontin en se rendant au Liechtenstein puis en Espagne.