France - Belgique: l'ultime galop d'essai pour les Bleus

France - Belgique: l'ultime galop d'essai pour les Bleus

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Après un match décevant et une victoire étriquée (1-1) face aux Etats-Unis, l'Equipe de France a encore du boulot pour reconquérir le coeur de son public et rassurer à sept mois du coup d'envoi de l'Euro. Prochaine étape, la Belgique, mardi, au stade de France. Une rencontre, la dernière de l'année, où sur le papier les Bleus sont favoris face une formation belge loin du niveau des grandes nations européennes.

"Encore beaucoup d'incertitudes"

Avec 16 matches d'affilée sans défaite et une qualification pour l'Euro en poche, sur le papier, le bilan de l'équipe de France est bon. Mais à y regarder de plus près, il est encore difficile d'être rassurer par le collectif tricolore. La rencontre, vendredi dernier, face aux Etats-Unis n'a pas vraiment calmer les craintes, les doutes et les appréhensions. Pour Alain Giresse, "on ne sait pas encore quelle est la vraie ossature de l'équipe. Il y a encore beaucoup d'incertitudes dans le jeu, les assemblages des lignes, les positionnements." Face aux Etats-Unis, personne n'a en effet brillé, à l'exception peut-être de Loïc Rémy, auteur du but salvateur. Le système en 4-4-2, cher au sélectionneur, n'a pas non plus fait preuve de son efficacité. Alors, plus qu'un simple match amical, la rencontre face à la Belgique, mardi soir, au stade de France, va être l'objet d'une grosse attente. Une attente à laquelle les joueurs, plutôt concentrés sur leurs différents championnats et la Ligue des Champions, vont devoir répondre avec la manière.

Pour cette occasion, Laurent Blanc pourra compter sur l'ensemble de son effectif, à l'exception de Samir Nasri, blessé. Indisponibles contre les Etats-Unis, Yohan Cabaye, Florent Malouda et Eric Abidal sont de nouveau opérationnels. S'il est fidèle à sa volonté de distribuer du temps de jeu, Laurent Blanc devrait logiquement apporter quelques changements à son onze de départ. Ainsi, ceux qui n'ont pas joué vendredi ou n'étaient pas titulaires devraient effectuer leur retour. A l'image de Mamadou Sakho ou encore d'Anthony Réveillère. Concrètement, Yohan Cabaye pourrait retrouver sa place de milieu défensif, tandis que Florent Malouda est en concurrence avec Franck Ribéry pour occuper le couloir gauche de l'attaque. Le Barcelonais Eric Abidal, arrivé tardivement au stage, reviendra probablement en tant qu'arrière latéral gauche. Au-delà des permutations de personnes, Laurent Blanc devrait abandonner le 4-4-2 essayé sans trop de réussite face aux Etats-Unis. Il opterait à nouveau pour un système avec un seul joueur en pointe, le Madrilène Karim Benzema, alimenté en ballons par le Sochalien Marvin Martin, un meneur de jeu qui a cruellement manqué vendredi aux Bleus jusqu'à son entrée en jeu.

Du côté de la Belgique, non qualifiée pour l'Euro 2012 et donc déjà tournée vers le Mondial 2014, on devrait retrouver une sélection dotée de joueurs talentueux. Avec Eden Hazard en figure de proue. L'attaquant du LOSC et les siens tenteront de rééditer leur performance de 2002 où ils s'étaient imposés 2-0 au stade de France, en match amical. "C’est vrai que c’est un gros match, reconnaît Hazard dans la Dernière Heure. (...) Beaucoup de gens vont attendre que je fasse une grosse prestation, mais je ne vais pas me mettre la pression. Je vais jouer comme d’habitude, en essayant de me faire plaisir. C’est un défi pour moi de jouer contre les meilleurs joueurs du championnat de France et de l’étranger."  Les joueurs d'Outre-Quiévrain restent sur une prestation très convaincante face à la Roumanie vendredi (2-1) et vont avoir à coeur de poursuivre dans ce sens. Georges Leekens, le sélectionneur belge, reste toutefois réaliste: "Laurent Blanc fait du bon boulot, et il a qualifié l'équipe de France pour l'Euro, c'est déjà beaucoup. Il a tourné une page noire du foot français après l'Afrique du Sud. Maintenant qu'ils sont à l'Euro, je crois que la pression va peu à peu disparaître, et cette équipe va pouvoir de nouveau s'exprimer plus facilement." On ne demande qu'à voir.

Isabelle Trancoën