Samir Nasri France VS Roumanie 2010
Samir Nasri à la lutte avec la défense roumaine | AFP - Franck Fife

Fin des soucis en Roumanie ?

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Après sa victoire en Albanie (1-2), l'équipe de France affronte ce soir la Roumanie, à Bucarest, en éliminatoire à l'Euro 2012. Pour leur 8e match, les Bleus espèrent conforter leur statut de leaders du groupe D alors que la Bosnie est sur leurs talons, à seulement 3 points. Une nouvelle victoire leur permettrait ainsi d'éloigner un peu plus le spectre des barrages réservés aux 2e de chaque poule.

Une bonne dynamique

En dépit d'une victoire un peu laborieuse obtenue, vendredi, en Albanie (1-2), la France est dans une bonne dynamique en vue de l'Euro 2012. En tête de son groupe, elle a mis la pression sur ses adversaires aux cours de ces éliminatoires en prenant 16 points en 7 journées. Invaincue depuis 12 matches toutes compétitions confondues, la formation de Laurent Blanc a su également préserver son invincibilité à l'extérieur lors de ses quatre déplacements (3 victoire et un nul). Une statistique de bon augure avant de se rendre à Bucarest pour affronter l'équipe de Roumanie. Sur sa lancée, la France aspire légitimement à un nouveau succès. Un succès qui lui permettrait de conforter sa première place dans le groupe D avant de retrouver le stade de France pour les deux derniers rendez-vous pré-Euro (face à l'Albanie et la Bosnie). L'enjeu est considérable car si les premiers de chaque groupe seront directement qualifiés, les malheureux seconds devront, eux, en passer par des barrages. 

Face à la Roumanie, les Bleus ont déjà fait leurs preuves. Et pas qu'une fois ! En octobre dernier, ils n'en avaient fait qu'une bouchée (2-0) grâce à des réalisations signées Loïc Rémy et Yoann Gourcuff. Un succès obtenu en toute fin de rencontre mais le 7e de rang face à la Roumanie qui n'a plus battu la France depuis 1994. La confiance devrait donc être dans le camps tricolore au moment d'entrer dans le stade de Bucarest. Une confiance encore renforcée par le statut de l'équipe de France dans son groupe. En plus d'être leader, la France possède la meilleure attaque (9 buts inscrits) ainsi que le meilleure défense (0,35 buts encaissé par match). Si la Roumanie est aussi plutôt efficace dans le secteur offensif (6 buts inscrits), elle peine en défense (1 but encaissé par match). Et ça, les troupes de Laurent Blanc le savent.

Encore des points faibles

Malheureusement pour le Bleus, le football n'est pas une science exacte et les stats ne font pas tout. Loin de là. Si sur le papier, ils partent favoris, ils devront donc rester méfiants. Car rien n'est plus dangereux qu'une équipe qui se trouve dos au mur, comme c'est le cas de la Roumanie. Avec seulement 11 points au compteur après 7 matchs, les hommes de Victor Piturca n'ont plus le droit à l'erreur. Et alors que leurs derniers résultats face à la France sont encore en travers de leurs gorges, les Roumains comptent sur leur public pour faire déjouer une équipe de France encore perfectible.

Perfectible en défense notamment où le sélectionneur tricolore tâtonne encore pas mal. L'arrière-garde française (Kaboul-Abidal) n'a pas vraiment éblouie la semaine passée à Tirana. A Bucarest, Adil Rami, suspendu, devrait heureusement faire son retour dans le onze de départ. En revanche, il faudra encore patienter avant de pouvoir revoir Philippe Méxès, blessé au genou, de nouveau sur les terrains. Au niveau du secteur offensif, des progrès restent également à faire. Joueur majeur en Premier League, Samir Nasri ne parvient pas à se libérer en  équipe de France depuis plusieurs mois alors que Blanc lui a donné les clés du jeu. Idem pour Franck Ribéry qui, il l'a lui-même reconnu, n'a plus produit 90 minutes dignes de ce nom depuis plus de deux ans.

Dans ces conditions, Eric Abidal préfère jouer la carte de la prudence. "C'est une équipe qui joue très bien au ballon, estime le défenseur du Barça. Ils sont techniques, présents dans les duels. Ca va être un combat au milieu pour essayer de garder  le ballon. Ca va être difficile de centrer car ils jouent en bloc. Mais avec  nos joueurs offensifs, on peut faire de belles choses. Il faut faire plus haut le pressing. Ce n'est pas une équipe comme l'Espagne qui monopolise le ballon tout le temps mais chez eux ils sont capables de le faire". Ils l'avaient notamment prouvé en juin dernier lors de la réception de la Bosnie qu'ils avaient largement maté (3-0).

Isabelle Trancoën