Euro 2016 : Suspension avec sursis de la Russie

Euro 2016 : Suspension avec sursis de la Russie

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L'UEFA a décidé d'infliger "une suspension avec sursis" à la Russie, qui sera exclue de l'Euro 2016 en cas de nouvel incident de ses suporters dans un stade. Une amende de 150 000 euros a par ailleurs été infligée. Cette décision fait suite à une enquête pour "perturbations, comportement raciste, et des jets de fumigènes et de projectiles", lors du match disputé au Vélodrome de Marseille entre l'Angleterre et la Russie, le samedi 11 juin. Une procédure d'expulsion a été engagée envers 6 supporters russes.

Le président de la Fédération russe a indiqué que son institution "respectera" les sanctions de l'UEFA. "La mesure disciplinaire est tombée, nous allons bientôt recevoir la notification officielle. Et nous respecterons la décision de l'UEFA, comment pourrait-il en être autrement?", a déclaré Vitali Mutko, le ministre des Sports qui cumule en même temps le porte de président de la Fédération. Même si "les peines sont excessives" et "l'amende est énorme" pour la Fédération de football russe, ces sanctions étaient "attendues", a estimé M. Moutko. "Cela n'a pas de sens d'en faire appel", a-t-il ajouté.

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Des fans russes avaient chargé les supporters anglais dans les travées du Vélodrome. Ces incidents faisaient suite à des affrontements entre supporters sur le Vieux-Port qui avaient fait 35 blessés, majoritairement des Britanniques, dont un homme toujours dans un état critique, mais stable.

6 procédures d'expul​sion en cours

Peu de temps avant la décision de l'UEFA, le Kremlin a condamné mardi les violences "absolument inadmissibles" perpétrées par des hooligans, notamment russes. "Nous ne pouvons qu'appeler nos supporteurs à ne pas réagir aux provocations, quelles qu'elles soient", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Des supporters de plusieurs pays ont participé à ces excès", a-t-il rappelé. "Parmi lesquels, malheureusement, certains venant de Russie". Dimanche, le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, avait également appelé au calme les supporters, tout comme l'Union russe du football qui leur a demandé de "respecter les équipes adverses et leurs fans". Toutefois, certains députés russes ont marqué leur soutien aux supporters violents. "Je ne vois pas ce qu'il y a de mal avec le fait que des supporteurs se battent (...) C'est même plutôt le contraire, bravo les gars. Continuez!", a ainsi déclaré lundi le député nationaliste Igor Lebedev.

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Par ailleurs, certains de ses supporters vont être reconduits à la frontière. Sans attendre la fin d'une opération de vérification d'identité de 29 supporters séjournant à Mandelieu-la-Napoule, près de Marseille, les autorités ont en effet décidé de placer six d'entre eux en centre de rétention en vue de leur expulsion. Le préfet a précisé que des "indices suffisamment précis" sur leur participation aux violences suffisait à engager ces procédures. Ces reconduites à la frontière tombent au lendemain des premières condamnations prononcées par le tribunal correctionnel de Marseille: neuf peines de prison ferme et une seule avec sursis contre six supporters britanniques, trois Français et un Autrichien impliqués dans les rixes sur le Vieux-Port en fin de semaine. La plus lourde, deux ans dont un an ferme, revient à un Français de 29 ans, qui avait frappé jeudi soir trois personnes à coups de pieds, de poing et de ceinture.

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