Chiellini Pelle Italie bras de fer
Les Italiens Chiellini et Pelle sont prêts pour un bras de fer avec les Allemands | VINCENZO PINTO / AFP

EURO 2016: L'Italie et l'Allemagne veulent oublier le passé

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Allemagne – Italie. Deux géants du football mondial, les plus beaux palmarès européens, ont rendez-vous samedi à Bordeaux (21h00) pour un quart de finale de l’Euro explosif. Les Italiens, qui n’ont jamais perdu contre la Mannschaft dans une grande compétition, poursuivent leur parcours dantesque après l’Espagne en 8e et peut-être la France en demi-finale. Mais le favori reste l’Allemagne championne du monde dont les quatre premiers matches ont été plutôt réussis.

« Les mots ne servent à rien. » Alessandro Florenzi résume ainsi le choc entre l’Italie et l’Allemagne. Il faut oublier le passé. Oublier l’invincibilité italienne. Oublier le statut de la Mannschaft. « On ne se prépare pas en disant: On a gagné celui d'avant, on gagnera le suivant », a lancé le milieu de la Nazionale Florenzi. L’Italie connaît trop bien le foot pour se reposer sur ses victoires passées. « On a regardé des vidéos comme on l'a toujours fait, nous chercherons les défauts de cette équipe, qui en a peu. On y travaille, on cherchera. Les mots ne servent à rien, seulement les faits sur le terrain », insiste-t-il.

La Mannschaft piquée au vif

Aucune victoire en compétition officielle, ça de quoi titiller la fierté allemande. « Pourquoi devrais-je être traumatisé par l'Italie ? », s'est emporté Toni Kroos quand un journaliste a évoqué l'invincibilité italienne qui dure depuis huit matchs. « Déjà, c'est un match capital pour que le tournoi se poursuive pour nous. Pour moi, ça ne représente rien qu'on n'ait jamais battu l'Italie, parce que c'est du passé et qu'on n'y peut rien changer. Le match de samedi sera notre test le plus difficile dans cette compétition, avec l'adversaire le plus relevé jusqu'ici. »

Löw ne va rien tenter

L’Allemagne va devoir hausser son niveau de jeu même si elle semble bien en place et que sa défense n’a pas encore pris de but. Il semble donc assez improbable que Joachim Löw ne change un système efficace, notamment depuis la titularisation de Mario Gomez en pointe. Le sélectionneur allemand doit sûrement avoir en tête son « coup » raté de 2012 où il avait laissé Thomas Müller sur le banc pour densifier son axe avec Khedira, Schweinsteiger et Kroos, et essayer ainsi de gêner Andreas Pirlo.

De Rossi absent ?

Si un coup est à faire, c’est plutôt du côté italien qui se présente sans réelle star et diminué au milieu. Sa victoire convaincante face à l’Espagne lui a coûté son régulateur au milieu Daniele De Rossi, très incertain à cause d’une gêne à un adducteur, et son remplaçant naturel Thiago Motta, suspendu à cause d’un deuxième carton jaune. Conte espère que son joueur pourra être à 100 % sinon il fera appel à Marco Parolo qui devrait descendre d'un cran en pointe basse du milieu de terrain. Stefano Sturaro prendrait alors sa place au milieu. C’est l’avantage de ne pas avoir de grosses individualités. En cas de pépin, il y a toujours une solution.