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Les joueurs islandais célèbrent, en juin dernier à Nice, la victoire contre l'Angleterre avec leur public | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Euro 2016 : les tops et les flops de l'Euro !

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L'Euro 2016, c'est terminé ! L'heure de faire le bilan de ce championnat d'Europe avec les tops et les flops de la rédaction !

TOP - Les supporters étrangers

Dans cet Euro à 24 équipes, le spectacle aura plus souvent été en tribune que sur le terrain. Les Nord-Irlandais ont réussi à faire d’un remplaçant inutilisé, Will Grigg, la star de l’Euro. Si l’on met de côtés les débordements anglais à Marseille, les supporters des équipes des îles Britanniques ont joyeusement animé l’Euro. Les Islandais ont également été les rois de la fête, popularisant un « clapping » habituellement réservé au football de clubs.

TOP - Le Pays de Galles et l’Islande

Une réussite sur et en dehors du terrain pour le Pays de Galles et l’Islande. Les Gallois, avec un style moins extravagant que celui de leurs supporters, ont réussi à se hisser en demi-finale de l’Euro. Après un quart fantastique contre la Belgique (3-1), les absences d’Aaron Ramsey et de Ben Davies ont pesé trop lourd pour battre le Portugal (0-2). Le beau parcours du Pays de Galles est parfaitement symbolisé par Gareth Bale. La méga-star du Real Madrid s’est mise au service du collectif, acceptant de jouer parfois les seconds rôles pour mieux mettre en valeur ses coéquipiers. Le sacrifice, les Islandais connaissent. Une abnégation pour le plus petit pays de l’Euro qui leur a permis de tenir en échec le futur champion d’Europe et de s’offrir le scalp des Anglais en huitième de finale. A forcer de jouer avec un quasi-unique onze, les organismes islandais ont explosé en quart (2-5) contre la France. Mais pas de quoi effacer un très bel Euro.

TOP - Antoine Griezmann

Triste fin pour Grizi ! Le meilleur buteur de l’Euro (6 buts) termine la compétition sur une défaite en finale. Il est pourtant passé tout près d’inscrire un septième but et d’offrir le trophée à la France. De la tête, par deux fois. A la 10e minute, Rui Patricio (66e) s’est interposé pour sortir le ballon de la lucarne. A la 66e, Griezmann a manqué le cadre de peu. Puis dans le temps additionnel, la chance faisait rebondir la frappe de Gignac sur le poteau puis hors de portée de l’attaquant madrilène. Même s’il n’a pas été récompensé, Antoine Griezmann s’est affirmé comme un des patrons de l’équipe de France et un des meilleurs attaquants d’Europe.

TOP - Antonio Conte

Privé de Claudio Marchisio, Marco Verratti, Riccardo Montolivo, le sélectionneur de l’Italie a dû refaçonner son équipe à quelques semaines du début de l’Euro. Pas un souci pour le futur entraîneur de Chelsea. Avec un 3-5-2 basé sur la défense de la Juventus (Buffon – Barzagli, Bonucci, Chiellini), l’Italie a fait chuter la Belgique en poule et surtout l’Espagne en huitième de finale. Une Nazionale limitée en terme de talent mais au plan de jeu parfaitement établi et respecté. Seul moyen d’obliger les Italiens à quitter la compétition, les tirs au but.

FLOP - Le niveau de jeu

Cet Euro n’aura pas été celui du jeu. Peu de matchs spectaculaires (le 3-3 entre la Hongrie et le Portugal, le 5-2 de la France contre l’Islande). Les meilleures performances ont été réalisées par des équipes défensives (le Pays de Galles contre la Belgique, l’Islande contre l’Angleterre et l’Italie contre l’Espagne). L’Espagne a régalé contre la Turquie (et lors de la première période contre la Croatie) avant retomber dans ses travers de 2014 en huitième contre l’Italie. L’Allemagne aussi a produit un jeu offensif de qualité, capable d’étouffer l’Italie et la France, mais son manque de réalisme l’a condamné à échouer.  La victoire d'un Portugal loin de sortir du lot est donc sans doute une bonne conclusion.

FLOP - Les pelouses

A la décharge des acteurs, les horribles pelouses des stades français n’ont pas facilité le développement d’un jeu particulièrement léché. Changements forcés par l’UEFA, mauvais entretien chroniques, concerts organisés dans les semaines précédentes, ... Les raisons du piteux état des jardins tricolores sont nombreux, pour un résultat pitoyable.

FLOP - Thomas Müller

Thomas Müller n’est pas vraiment un attaquant. Ce n’est pas vraiment un milieu offensif. Müller est un joueur hybride, un raumdeuter (« interprète d’espace) comme il le dit lui-même. Plus qu’un renard des surfaces, un renard de la moitié de terrain adverse. Il attend patiemment le bon moment pour sortir de son terrier et être décisif. Sauf que dans cet Euro, le drôle d’animal n’a pas quitté son nid. Thomas Müller n’est pas l’homme de plusieurs amours. Sa dulcinée, c’est la Coupe du monde (10 buts en deux participations). Il n’a que peu d’égards pour l’Euro, qui le lui rend bien. Malgré de nombreuses occasions dans cette édition, le Munichois attend toujours d’inscrire son premier but.

FLOP - Zlatan Ibrahimovic

Si Thomas Müller a encore le temps de rompre sa malédiction, Zlatan Ibrahimovic, autre star passée à côté de son Euro, n’aura pas cette chance. Le Suédois participait à sa dernière compétition internationale avec les Blågult. Meilleur buteur de l’histoire de sa sélection, Ibrahimovic a terminé sa carrière internationale contre la Belgique (2-0), après avoir traversé la compétition comme un fantôme. Il emporte tout de même son statut de meilleur buteur de l’histoire de la Suède. Il devrait le garder avec lui un certain temps.

Hugo Monier @hgo_mon

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