Bekim Balaj et Arbnor Fejzullahu à droite face à Paul Pogba 2015
Bekim Balaj et Arbnor Fejzullahu à droite face à Paul Pogba, lors de la défaite des Bleus en Albanie (1-0), le 2 juillet 2015 | AFP

Euro 2016 : L’Albanie, nouvelle bête noire des Bleus ?

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Pointant au 42e rang du classement Fifa, l’Albanie a théoriquement beaucoup à envier à l’équipe de France (17e à la Fifa), que ce soit pour son palmarès ou ses joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens. En six affrontements, les Bleus comptent bien quatre victoires, mais les deux derniers duels ont tourné à l’avantage des Kuq e Zinjtë (les Rouge et Noir)… Bousculés par la Roumanie lors de leur premier match de l’Euro, les Tricolores ont donc tout intérêt à se méfier de ces Albanais.

Deuxième du groupe I (avec 4 victoires, 2 nuls, 2 défaites, 10 buts inscrits et 5 encaissés), les Albanais ont confirmé lors de leur premier match de l’Euro qu’ils n’étaient pas là par hasard. S’appuyant sur une charnière expérimentée composée de Mergim Mavraj et Lorik Cana (suspendu face à la France), et un solide milieu de terrain, l’entraîneur italien Gianni De Biasi a réussi le pari de qualifier cette modeste équipe pour son premier Euro.

Pour ce petit pays des Balkans, il s’agit d’un véritable exploit, si bien que le tacticien italien s’est vu attribuer la nationalité albanaise ! Avec son 4-1-4-1, l’ancien entraîneur de l’Udinese ou de Torino a bien failli surprendre la Suisse, samedi au Stade Bollaert. Pourtant réduits à dix dès la 36e minute suite à l’expulsion de leur capitaine Cana, les Rouge et Noir ont fait preuve d’une grande combativité. « La force de l’Albanie réside dans son esprit d’équipe et son sens du sacrifice », résumait De Biasi, et leur prestation face à la Nati l’a confirmé.

"Un match compliqué"

Depuis les matches de préparation dans le cadre des éliminatoires de l’Euro, les Français sont prévenus de la qualité adverse. Du match nul à Rennes (1-1 en novembre 2014) à la défaite à Elbasan (1-0 en juin 2015), les hommes de Didier Deschamps n’ont pas trouvé les bonnes solutions face à cette formation. « On sait que ce match sera compliqué », a confirmé Moussa Sissoko. On connaît cette équipe, ses qualités, ses faiblesses. C'est une équipe très compacte, qui défend très bien, qui manie bien le ballon », a précisé le milieu de terrain français.

Cela dit, le secteur offensif de l'Albanie n'est pas véritablement dangereux, et sur le papier, l'équipe de France devrait théoriquement s'en sortir. Après un match crispé face à la Roumanie, les Tricolores entendent bien monter en puissance. « Il faudra exercer un gros pressing, les étouffer d'entrée, ils ont un couloir gauche performant à stopper », a noté Sissoko, avant de témoigner de l’ « envie de se rattraper mercredi par rapport à ces deux rencontres amicales. » C'est surtout l'occasion pour les Bleus d'assurer leur qualification pour les huitièmes de finale.

Romain Bonte

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