Blerim Dzemaili et Yohan Cabaye pendant France-Suisse
Blerim Dzemaili et Yohan Cabaye pendant France-Suisse | DENIS CHARLET / AFP

Euro 2016 : La France et la Suisse dos à dos

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L'équipe de France a dû se contenter d'un match nul face à la Suisse à Lille au terme d'un match où les Bleus se sont procurés les meilleurs occasions sans toutefois pouvoir les concrétiser (0-0). Ce résultat fait néanmoins les affaires des Bleus, assurés de terminer à la première place de ce Groupe A. Dans l'autre rencontre de cette poule, l'Albanie a dominé la Roumanie (1-0) et conserve ses chances de qualification pour les huitièmes de finale.

Ça ne peut pas marcher à tous les coups. Cette fois, les dernières minutes n'ont pas suffi à faire pencher la balance du côté des Bleus. Tous les supporters ont attendu un éclair de Payet mais il n'est pas venu. La Suisse est parvenue à neutraliser les offensives tricolores et, si l'élan des Français est quelque peu brisé avec ce match nul, ces derniers ont assuré l'essentiel, à savoir la première place du groupe et l'assurance de disputer leur huitième de finale contre l'un des meilleurs troisièmes. 

Gazon maudit

L'ambiance du Stade Pierre Mauroy est parfaite, la pelouse beaucoup moins. Une fois encore, le terrain n'est pas à la hauteur de l'événement mais Paul Pogba n'en a cure. Lui qui a tant à prouver après un début de compétition assez hésitant, prend le match à son compte. Après avoir ripé un dégagement sur sa ligne qui n'est pas loin de coûter très cher à ses coéquipiers (8e), le milieu des Bleus s'énerve. Une première frappe que Sommer détourne péniblement sur l'arrête de la cage (12e), une seconde après trois jongles brésiliens dans la surface adverse que le portier suisse dévie du bout des gants (13e) et enfin une mine téléguidée du gauche qui vient s'écraser sur la barre (17e) rappellent que Pogba peut aussi être un joueur immense. 

Pogba monte en puissance

Face à une équipe helvète qui ne refuse pas le jeu, les hommes de Deschamps dominent territorialement mais pêchent dans les derniers mètres. Sissoko et Cabaye font plus que remplacer numériquement Matuidi et Kante dans l'entrejeu tricolore mais Gignac a du mal à être mis dans les meilleures conditions. De l'autre côté du terrain, Hugo Lloris, qui égale son sélectionneur au nombre de capitanats ce soir (54), a connu des soirées plus mouvementées. Si ses joueurs ont globalement dominé le premier acte, ils n'ont toujours pas pleinement rassuré. Cela manque encore un peu de liant devant et la défense ne dégage pas une sérénité de tous les instants. 

La barre s'oppose au miracle Payet

Impression confirmée à la reprise. La "Nati" profite d'une forme d'apathie chez les Français pour prendre le contrôle du jeu. Battus à l'impact, absents au soutien, les partenaires d'Evra subissent et ne réagissent que par leur seul talent individuel. Gignac (53e) et surtout Griezmann au terme d'une accélération plein champs (57e), font enfin passer un frisson dans la nuit lilloise. Tout comme l'entrée de Dimitri Payet, promu sauveur de la nation, à la place d'un Coman remuant mais perfectible (63e). Dix minutes suffisent à l'ex-Marseillais pour rentrer dans le match mais, cette fois, la réussite n'est pas au rendez-vous. Et pourtant, sa reprise de volée, après un rush dévastateur de Sissoko, méritait tellement mieux que cette maudite barre transversale... Mais s'il y a bien un match où Payet et les siens avaient le droit de ne pas marquer, c'était bien celui-là. 

Julien Lamotte

Euro