Euro 2016 : la Cour des comptes critique la gestion financière du tournoi

Euro 2016 : la Cour des comptes critique la gestion financière du tournoi

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La Cour des comptes se montre critique concernant le financement global des travaux effectués pour l'Euro 2016 de football. Dans son rapport publié jeudi, l'institution souligne trois principaux problèmes liés à l'organisation de la compétition. Si elle reconnait les retombées positives, elle regrette que l'essentiel des dépenses aient été assumé par les collectivités.Or, la majorité des bénéfices sont revenus à l'UEFA.

Premier problème : le contrat déséquilibré que l'UEFA a imposé à la France pour cette compétition. En effet, les pouvoirs publics s'engageaient à payer les coûts générés par la sécurité alors que les textes prévoient que ce soit à la charge de l'UEFA. De plus, l'instance faîtière du football européen, a exigé de disposer de " fan zones " gratuitement dans des villes alors qu'il faut normalement payer une redevance aux collectivités locales. Ce rapport de force est d'autant plus déplorable que cet Euro a été une bonne affaire. Selon une étude du CDES (centre de droit et d'économie du sport), les retombées positives de ce tournoi sont estimées à 1,2 milliard d'Euros. Et les profits, évalués à près de 850 millions ont connu une progression de 43% par rapport à l'Euro 2012.

Deuxième problème pointé par les magistrats de la Rue Cambon : les capacités d'accueil des stades. " La majorité des stades construits sont supérieures aux besoins exprimés par l'UEFA et aux fréquentations habituelles du championnat national", souligne la cour des comptes. Ces stades trop grands ne poseraient pas de problèmes s'ils appartenaient aux clubs qui y jouent. Mais à l'exception de Lyon, "les nouveaux stades comme ceux de Bordeaux, Lille et Nice appartiennent aux collectivités", précise la Cour des comptes.   

Enfin dernier problème évoqué : le prix de la location des stades. Pour elle, " la quasi-totalité des redevances sportives constatées concernant la location des stades est inférieure au niveau requis". En clair, les villes feraient mieux de revoir à la hausse le prix de location des stades.