Euro interpellations Lille
Un supporter arrêté par les policiers lillois lors de l'Euro... | Maris Becker - AFP

Euro-2016: 323 interpellations dont 196 gardes à vue depuis le début de la compétition

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Les forces de l'ordre ont effectué 323 interpellations pour des violences, vols ou dégradations de biens en marge de l'Euro-2016 depuis le début de la compétition en France le 10 juin, a annoncé le ministère français de l'Intérieur.

"Parmi elles, 196 ont été placées en garde à vue, 8 ont déjà été condamnées à des peines de prison ferme et 3 avec sursis", ajoute le ministère dans un communiqué, sans plus de précision. Vingt-quatre personnes ont par ailleurs fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière. Parmi elles, figurent 20 des 43 supporters russes arrêtés mardi dans le sud-est de la France pour leur participation présumée aux violences en marge du match Russie-Angleterre samedi à Marseille. Dans ce groupe, trois autres supporters doivent être jugés jeudi en comparution immédiate à Marseille, notamment pour "violences avec armes par destination", et les 20 derniers sont ressortis libres de garde à vue.

Echauffourées et détention d'arme...

Les quatre autres supporters en voie d'expulsion sont trois Russes et un Ukrainien interpellés mardi à Lille : deux pour des échauffourées et deux autres pour détention d'arme. Ces quatre dernières personnes ne seront toutefois expulsées que si le procureur de la République de Lille ne demande pas qu'elles soient jugées. Elles étaient toujours en garde à vue mercredi soir à Lille. Après les violents incidents à Marseille la semaine dernière, la sécurité a été renforcée dans le nord du pays, en raison de l'enchaînement des matches Russie-Slovaquie mercredi à Lille et Angleterre-pays de Galles ce jeudi (15h00) à Lens, à une trentaine de kilomètres de Lille.

Les forces de l'ordre ont dû intervenir pour disperser des groupes de supporters britanniques alcoolisés dans les rues de Lille dans la nuit de mercredi à jeudi, mais ces incidents sont restés sans commune mesure avec ceux de Marseille.

AFP