Autriche
David Alaba et les Autrichiens se sont qualifiés ce week-end pour l'Euro. | JONAS EKSTROMER / TT NEWS AGENCY / AFP

Eliminatoires - Premières indications à 275 jours de l'Euro

Publié le , modifié le

Les qualifications pour l'Euro 2016 touchent bientôt à leur fin et cette semaine internationale nous donne déjà quelques certitudes concernant les équipes qui se présenteront en juin prochain à l’Euro. Si cinq équipes, dont la France, sont déjà qualifiées, d’autres ont pratiquement validé leur billet pour la compétition continentale. En revanche, ça s’annonce plus compliqué pour certaines, notamment les Pays-Bas qui n’a plus son destin entre les mains.

Ils y sont d​éjà 

C’est la première grosse surprise de ces qualifications. Tombé dans un groupe assez relevé en compagnie des Pays-Bas, de la Turquie et de la République Tchèque, l’Islande a validé ce week-end son billet pour l’Euro 2016.  Avec notamment deux victoires de prestige face aux Oranje, Lars Lagerbäck et ses joueurs découvriront pour la première fois de leur histoire les frissons d’une phase finale d’une compétition majeure. Ils embarquent avec eux la République Tchèque, avec qui ils se disputeront la première place du groupe lors des deux derniers matches, le mois prochain.

C’était soir de fête côté Anglais. En cartonnant Saint-Marin (6-0), les Three Lions se sont offerts une qualification plus rapide que jamais (huit victoires en huit matches) et ont vu leur capitaine Wayne Rooney inscrire son 50e but en sélection face à la Suisse hier, devenant ainsi le meilleur buteur anglais de l’histoire devant la légende Sir Bobby Charlton. Le plein de confiance donc, pour une sélection anglaise qui n’a pas pour habitude de briller lors des phases finales de l’Euro. 

Wayne Rooney est devenu le meilleur buteur des Three Lions avec 50 buts inscrits en sélection
Wayne Rooney est devenu le meilleur buteur des Three Lions avec 50 buts inscrits en sélection

L’Autriche a elle aussi validé son billet pour l’Euro français avec une victoire écrasante en Suède (4-1). Les coéquipiers de David Alaba, qui ont réalisé un parcours quasi sans faute dans ses éliminatoires (sept victoires, un nul), se qualifient pour cette compétition pour la première fois sur le terrain après sa participation en tant que pays hôte en 2008. Au vu de la démonstration d’hier soir, les Autrichiens pourraient bien débarquer en juin prochain avec un joli statut d’épouvantail sur le dos.

Ils ont un pied à l’Euro

Le Portugal a fait un grand pas vers son sixième Euro consécutif ce we ek-end. En s’imposant en fin de match face à l’Albanie (1-0), il ne lui manque qu’un point pour s’assurer de sa présence en France en juin prochain. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo prennent le large en tête du groupe I. Avec un match en moins, ils ont désormais trois points d’avance sur le Danemark, accroché en Arménie (0-0). Les Danois sont eux loin d’être qualifiés et sentiront la menace Albanaise jusqu’au bout avec un seul point d’avance et un match de plus. Avec un Thomas Müller flamboyant face à l’Ecosse (3-2), l’Allemagne s’est fait peur mais a assuré l’essentiel grâce au génie du joueur Munichois, auteur d’un doublé et d’une passe décisive. Pas forcément rassurante du côté de son arrière-garde, la Mannschaft a plié mais n’a pas rompu. Et voit la France se rapprocher à grands pas. 

L'Allemagne de Thomas Müller a un pied à l'Euro
L'Allemagne de Thomas Müller a un pied à l'Euro

Loin d’être flamboyante, la Belgique a assuré l’essentiel en s’imposant dans les dernières minutes sur le terrain de Chypre (1-0). Le buteur Eden Hazard et ses coéquipiers reste à une longueur des Gallois mais avec quatre points d’avance sur Israël, les Belges devraient, sauf énorme surprise, faire partie du gotha européen en juin prochain. Malgré sa défaite en Angleterre (2-0), la Suisse garde le monopole de la deuxième place du groupe E, trois points devant la Slovénie. Avec une meilleur différence de but que leur adversaire direct et un déplacement chez la faible équipe de Saint-Marin pour l’avant-dernier match de qualification, nos voisins Suisses devraient s’assurer sans trop de problèmes la deuxième place du groupe.

Les Gallois ont eux manqué leur première occasion. En accueillant Israël à Cardiff, ils savaient qu’ils n’étaient qu’à une victoire de conclure. Mais malgré une domination évidente, sous l’impulsion de Gareth Bale et Aaron Ramsey, le pays de Galles n’arrivera pas à forcer le verrou Israélien (0-0) et devra attendre son prochain match face à la Bosnie pour confirmer sa présence à l'Euro 2016. L’Espagne, avec une victoire soporifique face à la Macédoine hier (1-0) se dirige tout droit vers l’Euro. Il ne manque qu’une victoire aux hommes de Vicente Del Bosque pour valider leur billet pour la France. Sans manquer de respect au Luxembourg, prochain adversaire de la Roja en octobre, on peut considérer qu’Iniesta et consorts seront de la partie.

Ça sera serré jusqu’au bout 

La bataille pour les deux premières places directement qualificatives pour l’Euro devrait avoir lieu jusqu’au bout dans le groupe F. Les trois premières équipes se tiennent en seulement quatre points et le match nul entre l’Irlande du Nord et la Hongrie ainsi que celui de la Roumanie face à la Grèce n’a pas fait bouger d’un iota le classement. Si l’Irlande du Nord, absente d’une grande compétition internationale depuis 1986, n’a besoin que d’une victoire pour perdre sa virginité européenne, la lutte s’annonce serrée jusqu’au terme de ces qualifications entre la Roumanie et la Hongrie.

Il en est de même pour le groupe H où l’Italie mène la danser mais avec seulement deux points d’avance sur la Norvège et trois sur la Croatie. La voie semble néanmoins dégager pour les deux premiers, puisque Marco Verratti et ses coéquipiers se déplaceront en Azerbaïdjan alors que la Norvège recevra Malte, soit les deux derniers de ce groupe H. La Croatie, quant à elle, recevra une équipe de Bulgarie toujours difficile à manœuvrer. Mais surtout, elle est encore sous le coup d’une sanction d’un point suite à l’affaire de la croix gammée avant la réception de l’Italie, le 12 juin dernier. La Fédération Européenne rendra sa décision mi-septembre.

C’est mal ​parti 

La tâche s'annonce rude pour Arjen Robben et ses coéquipiers
La tâche s'annonce rude pour Arjen Robben et ses coéquipiers

Pour la première fois depuis 32 ans, les Pays-Bas pourraient manquer la grande compétition du Vieux Continent. La génération dorée Robben, Sneijder, Van Persie, Depay & Co pourrait imiter celle de Koeman, Gullit, Rijkaard et Van Basten, qui n’avait pas réussi à se qualifier pour l’Euro 1984, qui avait lieu… en France. Battus à domicile par l’Islande (0-1) vendredi et corrigés dans l’enfer de la Torku Arena de Konya (3-0) dimanche, les Oranje ont laissé les Turcs prendre la troisième place du groupe, synonyme de barrages. Il reste désormais deux matches aux joueurs de Danny Blind pour changer la donne, mais à 180 minutes de la fin des qualifications, l’avantage est Turc.

Ils verront l’Euro de​puis leur canapé

Si certaines nations comme le Liechtenstein, Saint Marin ou la Macédoine n’avaient que peu de chances de se qualifier, on notera néanmoins les éliminations précoces de la Grèce (vainqueur en 2004), dernière d’un groupe F qui ne comporte pourtant pas de cador européen. On pense aussi aux campagnes difficiles menées par Gibraltar et Andorre, qui comptent huit défaites en autant de matches.

Les nations déjà éliminées : Kazakhstan, Lettonie, Andorre, Macédoine, Luxembourg, Biélorussie, Gibraltar, Géorgie, Saint-Marin, Grèce, Iles Féroé, Moldavie, Liechtenstein, Malte, Azerbaïdjan, Serbie, Arménie

Mathieu Aellen