Didier Deschamps entraînement
Didier Deschamps à l'entraînement avant France-Suisse | FRANCK FIFE / AFP

Didier Deschamps : "Les records sont faits pour être battus"

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Didier Deschamps s'est plié à l'habituel exercice de la conférence de presse à la veille de la rencontre contre la Suisse au 1er tour de l'Euro-2016, dimanche (21h). Etat de la pelouse, prochain adversaire, probable turn-over, le sélectionneur a répondu à toute une série de questions dont une le concernait tout particulièrement : Hugo Lloris devrait le rejoindre dans les annales des Bleus en portant le brassard de capitaine pour la 54e fois contre la Suisse.

Etes-vous agacé de ne pas pouvoir vous entraîner dans le stade Pierre-Mauroy en raison de l'état de la pelouse et êtes-vous inquiet pour demain?
Didier Deschamps : "Ce n'est pas l'idéal mais on a été confronté à ça au Brésil il y a deux ans (lors du Mondial-2014, ndlr). L'essentiel, c'est d'avoir la meilleure pelouse possible mais apparemment si on ne s'entraîne pas c'est qu'il y a des soucis. C'est regrettable mais on s'adaptera."

Vous êtes tenté de faire tourner votre équipe. Selon quels critères s'organise une rotation ?
DD : "Il y en a plusieurs. Je pourrais faire tourner. J'ai un effectif de 23 joueurs, ils sont tous disponibles et je ferai des choix comme je l'ai fait pour les deux premiers matches. Vous verrez demain. Je vais faire une équipe pour assurer la première place, ce sera l'objectif."

Allez-vous enlever le brassard à Hugo Lloris pour qu'il ne batte pas votre record de capitanat ?
DD : "Je ne le savais même pas. Les records sont faits pour être battus un jour. Il le battra avec moi, tant mieux."

Comment expliquer la forme actuelle de Dimitri Payet et l'influence de son transfert en Angleterre ?
DD : "Il a eu de la continuité et de la régularité toute la saison avec West Ham. Il a gagné en volume de jeu, dans l'impact. La qualité technique, pied droit, pied gauche, il l'a toujours eue. Il a pris conscience des exigences du haut niveau. Il apporte beaucoup plus de minutie dans tout ce qu'il fait. Il est en confiance."

Jouer un adversaire qui ne ferme pas le jeu, n'est-ce pas plus facile ?
DD : "Jouer un adversaire ultra-défensif, ultra-regroupé, c'est plus difficile. La philosophie de la Suisse c'est de jouer, ça peut permettre d'avoir un match plus ouvert. Ce n'est pas plus facile de jouer les Suisses, parce qu'il y a de la qualité dans le secteur offensif, mais cela laisse supposer qu'il y aura plus de jeu, moins de fautes, plus d'espaces peut-être."

AFP

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