Malouda A. Diarra Hoarau Gourcuff joie 102010
Malouda, Diarra, Hoarau et Gourcuff ont le sourire | AFP-Fife

Confirmation attendue contre le Luxembourg

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Convaincante face à la Roumanie samedi (2-0), et restant sur deux victoires d'affilée, l'équipe de France version Laurent Blanc accueille ce mardi à Metz, le Luxembourg. Son adversaire, théoriquement plus modeste (130e nation au classement Fifa et dernière du groupe D avec un seul point), ne devra toutefois pas être pris à la légère pour ne pas voir les progrès entrevus lors des deux derniers matches, s'écrouler.

Prendre de haut l'adversaire le plus modeste du groupe serait la pire des manières d'aborder cette rencontre. Mais Laurent Blanc n'est pas né de la dernière pluie, et il compte bien passer l'hiver en restant en tête du groupe D. Mais rien n'est simple avec les Bleus qui n'auront bénéficier que de deux jours de repos, ce que n'a pas manqué de noter avec un brin de reproche adressé au diffuseur, le sélectionneur. Le paramètre de la fatigue est devenu le plus gros souci de Blanc, qui va sans doute être contraint de faire tourner un peu son effectif, ou en tout cas, d'utiliser plus judicieusement certains joueurs. Comment utiliser un Karim Benzema qui a eu bien du mal à rester performant après une heure de jeu ? La tentation peut être grande de lancer dans le grand bain un Dimitri Payet qui, en quelques minutes avec le maillot bleu sur le dos, s'est montré irrésistible contre la Roumanie. Mais là encore, la prudence reste de mise. Le "Président" doit coucher sur le papier un 11 de départ qui soit le plus compétitif, tout en ménageant les organismes, et le potentiel des joueurs en devenir...

Le système en 4-2-3-1 en revanche semble de plus en plus probable dans l'esprit de Blanc, en raison du profil des joueurs à disposition. Seul secteur sur lequel le tacticien ne devrait pas effectuer de changement, celui de la ligne défensive (avec le gardien). L'un de ses nombreux chantiers, et peut-être l'un des plus cruciaux, doit impérativement obtenir des résultats le plus vite possible. Sans défense solide, une équipe ne peut être bâtie. Et en défense plus qu'ailleurs, les automatismes sont primordiaux. Le duo Rami-Mexes poursuit donc son petit bonhomme de chemin., alors que sur les côtés, les places restent à définir. Réveillère qui a profité de la blessure de Sagna (indisponible trois semaines) pour s'illustrer contre la Roumanie, avec une belle complicité aux côtés de Valbuena, a sans doute relancé ses chances. Sur le côté gauche, Clichy qui a donné de bonnes solutions dans les relances, reste encore perfectible dans le domaine pour lequel il doit le plus excellé, la défense...

Des places restent toujours à prendre. Au milieu, Diaby qui s'est remis de sa blessure pourrait bien être aligné, ce qui permettrait à Alou Diarra (pressenti pour devenir à terme capitaine de l'équipe de France), voire à Yann M'Vila de souffler. Concernant les milieux offensifs, la concurrence n'a peut-être jamais été aussi intense. Mais là encore, la fraîcheur physique pourrait faire pencher la balance, en faveur par exemple d'un Yoann Gourcuff, aux dépens de Samir Nasri. Sur les flancs, Malouda va sûrement être obligé de s'y recoller, la faute à un manque de concurrence dans ce secteur. A droite, Loïc Rémy, remplaçant mais buteur samedi soir, peut prétendre à une titularisation, tout comme Payet, tranchant en quelques minutes, et auteur d'une passe décisive pour Gourcuff. En pointe, Benzema manque clairement de rythme, et pourrait laisser sa place à un Guillaume Hoarau soucieux de s'imposer comme l'incontournable N.2...

Après l'effervescence du Stade de France, les Bleus retrouveront à l'occasion de cette rencontre le Stade Saint-Symphorien, cinq ans après leur dernier passage et un succès en amical sur la Hongrie (2-1). Malouda qui avait connu à l'époque sa troisième cape en Bleu, en avait profité pour inscrire son premier but en sélection. Espérons qu'il soit encore bien inspiré cette fois-ci. Passer l'hiver dans le fauteuil de leader ne serait donc pas du luxe, car après quelques matches amicaux (Angleterre-France le 17 novembre, et France-Brésil le 9 février), les éliminatoires ne reprendront leurs droits que le 25 mars prochain, avec ce même adversaire, mais cette fois, au Grand-Duché.

Romain Bonte