joie Manchester United bis 07 2010
La joie de joueurs de Manchester United | AFP - Bob Levey

Chelsea attendu, MU revanchard

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Le championnat d'Angleterre reprend ses droits ce week-end. Champion en titre, Chelsea sera l'équipe à battre dans une compétition qui s'annonce serrée avec plusieurs prétendants. Avec les Blues, il faudra compter sur les deux Manchester, Arsenal, Liverpool et même Tottenham. Le début d'un Big Six ?

Chelsea remet le bleu de chauffe

Champions en titre grâce à un point d'avance sur les Mancuniens, les Blues repartent forcément au combat en étant donné comme un des favoris au sacre. Carlo Ancelotti devrait aligner sensiblement la même équipe de l'an passé, celle qui a triomphé sur les pelouses de ses adversaires. L'arrivée de l'efflanqué Yossi Benayoun, en provenance de Liverpool, ferait presque office d'anecdote. Reste que le technicien italien a souhaité opéré un lifting en rajeunissant l'effectif le plus âgé de la saison précédente. Les jeunes pousses londoniennes, à l'instar de Daniel Sturridge ou du Français Gaël Kakuta, fraîchement couronné du titre européen avec les moins de 19 ans, devraient gagner en temps de jeu.

Leur principal rival, Manchester United, a soif de revanche. Délesté du titre, les Red Devils ont l'ambition de siéger à nouveau sur le trône du championnat. Et les coéquipiers de Patrice Evra ont déjà eu l'occasion de prendre l'avantage psychologique sur Chelsea lors du Community Shield, remporté 2-1 par les Mancuniens. Solide en défense, rugueux dans les duels, le milieu de terrain de MU propose toujours un jeu aussi huilé. Pour le peu que Wayne Ronney retrouve de sa prestance après un Mondial décevant, les Reds Devils mettront à coup sûr, le feu aux poudres. D'autant plus qu'Alex Ferguson s'est renforcé de deux feus follets. Le portugais Bébé (20 ans) et le Mexicain Javier Hernandez, qui s'est déjà mis en évidence contre les Blues.

Dans la catégorie "classe biberon", Arsenal reste un fidèle partisan. Arsène Wenger a connu un été sans l'ombre d'une contrariété. Ayant réussi à conserver son capitaine Cesc Fabregas, proche d'un retour au FC Barcelone, son club formateur, le manageur français a également enrichi sa collection de joueurs issus de la Ligue 1, de deux nouvelles venues: celles de l'attaquant Marouane Chamakh et du défenseur Laurent Koscielny, arraché à Lorient. Mais les Gunners paraissent encore trop jeunes pour tirer au canon. Et, même avec le retour en forme de Samir Nasri, ils perdront encore sûrement des points dans la course au titre face à des formations plus expérimentées. Mais la politique du club londonien reste ce qu'elle est. On se souvient de cette phrase de Patrice Evra, le défenseur de Manchester United qui, à l'issue de la rencontre contre la bande à Wenger, avait eu l'impression de voir jouer "onze hommes contre onze enfants". Aux Gunners de faire taire les mauvaises langues.

Des Reds ternes ?

A Liverpool, l'heure est au chantier. Et à la reconstruction. Fort d'un nouvel entraîneur, Roy Hodgson, venu pallier le départ de Rafael Bénitez à l'Inter Milan, le club de la Mersey a su conserver ses pièces maîtresses, malgré un déficit budgétaire conséquent (60 millions d'euros) et un club mis en vente. Annoncé un temps en Espagne, Steven Gerrard restera finalement le capitaine des Reds cette saison, tout comme Fernando Torres, dont la rumeur la plus vive le conduisait à Manchester City. Pointant au septième rang lors de l'exercice précédent, les coéquipiers d'El Niño devront grandir cette saison s'ils veulent monter sur les plus hautes marches du classement. Privé de toute compétition européenne, Liverpool aura au moins l'avantage de se concentrer uniquement sur le championnat. Qui débutera pour les Reds dimanche, contre Arsenal. L'occasion de voir Joe Cole sous ses nouvelles couleurs.

C'est à contrecœur que d'autres formations verront sûrement rouge. La couleur d'une probable relégation. A l'aube de l'ouverture du championnat, une dizaine d'équipes devront se batailler pour rester dans les flots de l'élite. A commencer par le promu Blackpool qui se présente comme l'alter égo anglais d'Arles Avignon. Personne, ou presque, ne voient les Tangerines survivre à l'âpreté de la Premier League. Avec la perte de son maître à jouer, le Slovène Robert Koren, West Bromwich a également du souci à se faire. On pourrait dire la même chose de Wigan ou d'un Wolverhampton au jeu aseptisé. Enfin, qu'en est-il de Newcastle ? Les Magpies seront-ils renouer, en douceur, avec l'élite ? Et faire sien Ben Arfa ?