Laurent Blanc
Laurent Blanc | ©Maxppp

Blanc vise-t-il l'Euro-2016 ?

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Le sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc a expliqué sur RTL que "le vrai challenge pour le foot français, c'est l'Euro-2016", tout en précisant que l'objectif à l'Euro-2012 (du 8 juin au 1er juillet) était de "passer les poules". Actuellement sous contrat avec la Fédération Française de Football jusqu'en juin prochain, Blanc aimerait sans doute avoir la garantie de pouvoir poursuivre l'expérience jusqu'en 2016, date de l'Euro organisée en France...

"Le vrai challenge pour le foot français, c'est l'Euro-2016, car on pourra bien se préparer", a expliqué le sélectionneur, interrogé par son ancien coéquipier Bixente Lizarazu. "On doit faire en sorte qu'en 2016, on puisse annoncer qu'on veut gagner l'Euro. Tout ce qui vient avant, c'est de la préparation. Pour l'Euro-2012, tout le monde veut passer ce 1er tour, nous aussi. L'objectif, c'est de passer les poules. Après, tout peut arriver". Et c'est sans doute en raison de cette incertitude que Blanc aimerait obtenir de la part de la FFF quelques garanties sur son avenir. Mais échaudé par l'épisode Raymond Domenech, qui avait été prolongé malgré des mauvais résultats, le président de la FFF, Noël Le Graët, préfère attendre de voir le déroulement de l'Euro pour prendre une décision sur le maintien ou non de Blanc à la tête de la sélection. Blanc a récemment reçu à ce sujet le soutien de Karim Benzema. "On a confiance en lui. C'est un grand entraîneur, il connaît très bien le football et j'espère qu'il va rester longtemps", a déclaré l'attaquant du Real Madrid dans l'émission Télé-Foot.

"Les intérêts économiques prennent le dessus sur tout"

Lors du même entretien, Blanc a également rappelé que la préparation précédant l'Euro en Ukraine et en Pologne était loin d'être la panacée. "Tout le monde est unanime pour dire qu'il faut faire un bel Euro, que les joueurs soient au maximum de leur forme, mais je pense que la préparation de l'Euro n'est pas à la hauteur de l'événement, car on ne donne pas la priorité aux équipes nationales", a-t-il indiqué. "On a effectivement de gros problèmes car, si les clubs ne sont pas concernés par la finale de la C1, ils ont deux possibilités quand ils ont fini leur championnat: laisser libre leurs joueurs ou partir à l'étranger faire des tournées très lucratives. Nous, sélectionneurs, on sera obligé de regarder nos joueurs jouer à droite et à gauche avant de les récupérer le 25 mai. Les intérêts économiques prennent le dessus sur tout. Les calendriers sont vraiment incohérents et on en a encore eu la preuve", a-t-il fustigé. "On veut tous faire un bon Euro. Pour ça, il faut avoir les meilleures nations et une bonne préparation pendant trois semaines. Là, ce n'est pas permis par les règlements et on ne peut pas travailler", a-t-il conclu.

Romain Bonte

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